Il existe huit groupes sanguins différents connus du grand public, mais tous ne sont pas compatibles entre eux. Parmi ces types, certains sont considérés comme «rares». Connaître son groupe est important en cas d'urgence.
Pouvez-vous recevoir une transfusion de n’importe quel groupe ? L’Établissement français du sang (EFS) estime qu’en 2026, seulement 10 % des porteurs savent qu’ils sont porteur d'un groupe sanguin rare.
D'après Thierry Peyrard, pharmacien biologiste médical en charge de la qualité et de la sécurité des produits sanguins à l'EFS, «la définition médico-légale en France d'un groupe rare, c'est une fréquence inférieure à 0,4 %». C’est-à-dire, un groupe sanguin qui coule dans les veines de moins de 4 personnes sur 1 000.
Les groupes les plus et les moins compatibles
Mais, heureusement, il n’existe pas que des groupes sanguins rares. Certains groupes sont compatibles avec d’autres. Le groupe AB+ peut recevoir de tous les autres types de sang : AB+, AB-, A+, A-, B+, B-, O+ et O-.

En revanche, le groupe O- n’est compatible qu’avec lui-même. Cependant, il est considéré comme «donneur universel», car il peut être transmis à tous les autres groupes. Pour prendre un dernier exemple, les personnes porteuses du groupe B- ne peuvent recevoir que du B- ou du O-. À l’inverse, il convient aux groupes AB+, AB-, B+ et B-.
Il existe en réalité près de 400 groupes sanguins différents
«Il y a environ 400 marqueurs de groupe sanguin, mais ils sont répartis dans des familles que l'on appelle des systèmes. Par exemple, il y a le système ABO, où l'on a les marqueurs A et B, qui sont les deux marqueurs majeurs. Mais il y a aussi le système RH, également». En effet, Thierry Peyrard précise qu'il existe en tout «48 systèmes» pour représenter les 383 marqueurs différents connus.
Concernant la compatibilité entre les différents groupes sanguins, celle-ci varie selon les affiliations. Certains couples présentent un degré de compatibilité plus large que d’autres. Toujours d'après le responsable du pôle des affaires médicales au sein de l'EFS, «la transfusion va se baser sur les principaux marqueurs de routine qui sont, effectivement, le respect du système ABO, c'est-à-dire du A, B, AB, O, du Rh+ et Rh-, et de quelques autres marqueurs».
Connaître son groupe sanguin
«Contrairement à une idée reçue, on n'est pas obligé d'absolument connaître son groupe sanguin», explique Thierry Peyrard. «Il est important de le connaître quand on en a vraiment besoin» c'est-à-dire «si vous êtes dans une situation où vous pouvez saigner et où l'on aura besoin de vous transfuser» du sang.
La deuxième circonstance qui peut amener une personne à identifier son groupe sanguin, c'est lors d'une grossesse. «Une femme enceinte doit pour qu'on assure au mieux son suivi et celui de son futur enfant, connaître son groupe sanguin», précise le responsable des recherches à l'EFS.