Alors que leurs museaux avaient disparu des radars, une espèce de marsupial baptisée bandicoot a refait surface sur les terres australiennes grâce à un programme génétique soutenu par Amazon, une première mondiale.
Une innovation au poil. Avec leurs rayures grises, leurs yeux ronds et leur museau allongé, les bandicoots rayés de l'Est avaient tristement inscrit leur nom sur la liste des espèces déclarées éteintes à l'état sauvage en 1991. Grâce à une prouesse scientifique inédite portée par Amazon, 100 petits marsupiaux ont pu à nouveau fouler de leurs pattes le sol australien.
Aussi surnommés «péramèles à long nez», une centaine d'individus a été relâchée sur Phillip Island, une île australienne non loin de Melbourne, grâce à un programme de sauvetage génétique mené par la Fondation Odonata et soutenu par le Right Now Climate Fund, fond climatique du géant du commerce en ligne.
Un sauvetage jamais vu auparavant
Le bandicoot rayé de l'Est avait été classé parmi les espèces éteintes à l'état sauvage en Australie continentale, c'est-à-dire incapables de survivre en dehors de la captivité ou de leurs aires de répartition, il y de cela 30 ans. Dès les années 1980, leur population avait drastiquement diminué, avec seulement 60 individus encore en vie dans une décharge de Hamilton, dans l'Etat de Victoria.
Il a fallu attendre l'année 2026 pour les voir gambader à nouveau sur le continent océanien, grâce à un succès scientifique obtenu en croisant les dizaines d'individus restants avec ceux de Tasmanie, deux populations de marsupiaux isolées depuis plus de 10.000 ans. Le résultat ? Une population plus robuste, dotée d'une diversité génétique supérieure et mieux équipée pour survivre, le Saint Graal des darwinistes.
Ce n'est pas la première fois que le bandicoot se place dans le viseur de la recherche scientifique, les tentatives de réintroduction précédentes ayant échoué à cause de la consanguinité. Les animaux issus de cette expérimentation présentaient des malformations empêchant les animaux de se nourrir, mettant en péril leur survie dans la nature.
Un rôle clé pour l'écosystème
La réintroduction du bandicoot rayé se révèle être une excellente nouvelle pour l'écosystème du continent océanien. En effet, cette espèce de marsupial est capable de brasser jusqu'à trois tonnes de sol par an grâce à son museau allongé et son habitude de fouissage, favorisant ainsi la rétention de l'eau dans la terre et la dispersion des graines, entraînant une meilleure résilience des paysages face aux épisodes de sécheresse.
Un sauvetage génétique unique au monde, financé par Amazon à hauteur de 2,5 millions de dollars australiens, comme un espoir pour la Fondation Odonata, dont l'objectif est d'établir au moins 500 individus répartis que cinq sites géographiques distincts. Une dispersion indispensable, par exemple en cas de catastrophe naturelle, pour assurer la survie de l'espèce sur le globe.
L'investissement du Right Now Climate Fund contribue à la protection de plusieurs espèces en danger critique sur le continent, comme le rat des moissons ou les abeilles.