La vidéo pour les nuls, par Pierre Ménès

L’assistance vidéo à l’arbitrage a été utilisée en Coupe de la Ligue, notamment lors de la rencontre entre Amiens et le PSG. L’assistance vidéo à l’arbitrage a été utilisée en Coupe de la Ligue, notamment lors de la rencontre entre Amiens et le PSG.[Pierre Costabadie/Icon Sport]

La reprise du mois de janvier n’est pas toujours très passionnante. On a eu droit aux 32es de finale de la Coupe de France, suivis par les quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Et l’un des faits marquants a été la mise en place de la vidéo dans cette dernière compétition.

Le match entre Nice et Monaco a été le premier à expérimenter le système, avec l’appel à la vidéo effectué pour deux buts sur trois. Il y a deux choses importantes à souligner. Ce n’est pas parce que la vidéo n’apportera pas à chaque fois la vérité qu’elle est inutile. Et pour qu’elle soit efficace, il faut avoir des moyens techniques de haute qualité. C’est-à-dire tout l’inverse de ce que la Ligue a choisi pour la Goal Line Technology, qui a encore cafouillé à Amiens.

L’appel à la vidéo est un progrès dans un sport qui va de plus en plus vite, avec des joueurs de plus en plus truqueurs. Mais la vidéo est regardée par un œil humain, et s’il est défaillant ou incompétent, elle ne servira à rien. Idem si les personnes censées l’utiliser ne savent pas s’en servir, ou sont réfractaires à l’idée de le faire. Et on en a eu deux exemples parfaits.

D’abord lors de Rennes-Toulouse, où il y avait un penalty évident sur le joueur du TFC Max-Alain Gradel. Monsieur Millot a demandé à voir les images, mais il n’a pas varié. Et puis lors d’Amiens-PSG, monsieur Rainville a accordé un penalty et refusé un autre sur Neymar sans utiliser la vidéo. Il a un nouveau moyen technique à sa disposition, mais il trouve le moyen de ne pas l’utiliser.

Et s’il l’avait fait, il aurait peut-être accordé le second plutôt que le premier. Toujours concernant l’arbitrage de monsieur Rainville, Neymar a subi une multitude de fautes sans qu’il ne sorte aucun carton jaune. On peut toujours dire que le Brésilien a un comportement irritant, qu’il simule et qu’il joue trop perso. Mais il a souvent le droit à un «traitement de faveur» de la part de ses adversaires. Et pour sanctionner le jeu dur, il n’y a pas besoin de la vidéo. Il y a juste besoin d’avoir des yeux. 

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