La carrière de Thierry Henry en 5 dates

Thierry Henry marque face à Leeds son 175e but sous le maillot d'Arsenal.[IAN KINGTON / AFP]

Thierry Henry, meilleur buteur de l’histoire des Bleus avec 51 réalisations, fête ce vendredi son 41e anniversaire. Retour sur cinq dates marquantes de sa carrière.

11 octobre 1997 : Sa première sélection

Moins d’un an avant la Coupe du monde qui doit se dérouler en France, Thierry Henry connait sa première sélection avec les Bleus, le 11 octobre 1997 au stade Bollaert-Delelis, face à l’Afrique du Sud (2-1). «Je ne le connaissais que de nom, se rappelle Stéphane Guivarc’h, dans une interview accordée en 2017 à So Foot. Mais il avait déjà tout d’un grand joueur». Titulaire, le Français ne trouve pas le chemin des filets. Il attend d’être en pleine lumière pour cela.

12 juillet 1998 : la première étoile

Comme un signe, c’est face à ces mêmes Sud-africains que le jeune Thierry Henry (20 ans) ouvre son compteur but, lors de la rencontre inaugurale du mondial français. Ce jour-là, le footballeur des Ulis martyrise la défense adverse et conclut le score pour les Français (3-0) d’une magnifique balle piquée par-dessus le gardien des Bafana Bafana. « Après ça, il a commencé à prendre confiance et à imposer en équipe de France le charisme qu’on lui connaît », se rappelle Robert Pirès, pour So Foot. Âgé de seulement 20 ans, Henry marque trois buts durant la compétition. Un Kylian Mbappé avant l’heure, pour les plus jeunes.

18 novembre 2009 : La main du désamour

Ce soir du 18 novembre 2009, l’équipe de France menée par Raymond Domenech joue sa qualification pour le mondial sud-africain au Stade de France face à l’Irlande. Vainqueurs au match aller (0-1), les Français ne sont pas souverains et encaissent un but qui les envoie en prolongation. A la 103e minute, Henry contrôle le ballon de la main par deux fois et fait une passe décisive à William Gallas, qui qualifie la France. L’histoire devient une affaire d’état et Henry est vu comme un tricheur.

20 juin 2010 : Le silence de Knysna

Capitaine de l’équipe de France avant l’épisode de la main, le meilleur buteur de l’histoire des Gunners est relégué à une place de remplaçant et dépossédé de son statut par Domenech. Au niveau sportif, la France est au fond du trou et doit s’imposer face au pays hôte, (encore) l’Afrique du Sud. Deux jours avant la rencontre, le 20 juin 2010, les joueurs protestent contre l’exclusion du groupe de Nicolas Anelka et décide de ne pas s’entraîner.  Dans le bus de Knysna, Henry est plus un observateur. Il estime ne plus avoir le poids nécessaire pour être entendu. L’équipe de France fait grève et cet épisode ternit profondément et durablement l’image de l’équipe de France.

9 janvier 2012 : Star aux États-Unis et come-back idéal

Dans la foulée des événements sud-africains, Thierry Henry met un terme à sa carrière internationale et s’envole aux États-Unis. Il signe pour les New York Red Bulls. En 122 rencontres, il marque 51 buts et donne 42 passes décisives. Durant les cinq saisons passées dans la MLS, il effectue une pige de deux mois à Arsenal. Le 9 janvier 2012, Henry est déjà une légende des Gunners. Lors du 3e tour de FA Cup face à Leeds, il entre en jeu pour sa 258e apparition avec Arsenal et marque son 175e but pour les Gunners dans un Emirates Stadium en ébullition. Un scénario idyllique.

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