Le football reste un énorme business, par Pierre Ménès

En Angleterre, Chelsea est dans le viseur de la Fifa pour le recrutement frauduleux de joueurs mineurs. En Angleterre, Chelsea est dans le viseur de la Fifa pour le recrutement frauduleux de joueurs mineurs.[PA Images / Icon Sport]

Il n’y a pas que Football Leaks qui défraye la chronique. Il y a aussi les révélations du Guardian et d’autres médias anglais, concernant les recrutements frauduleux de joueurs mineurs réalisés par certains clubs outre-Manche, dont Chelsea.

Une affaire similaire à celle touchant l’AS Monaco, suspecté d’avoir contourné les règles. Une pratique qui ne date pas d’aujourd’hui, et qui a souvent coûté cher aux formations qui ont été rattrapées par la patrouille. Mais les sanctions ne sont, semble-t-il, pas assez dissuasives.

D’autant plus qu’aujourd’hui, on peut imaginer qu’il y ait une sorte de jurisprudence «Kylian Mbappé», avec un joueur vendu 180 millions d’euros à 18 ans et qui en vaut sûrement le double à même pas 20 ans. Forcément, cela fait rêver et réfléchir tous les clubs d’Europe, qui vont se livrer une bataille encore plus féroce pour attirer les jeunes prodiges. Dans ce genre de cas, il ne sera malheureusement pas question de projet sportif, mais uniquement d’argent.

Car un jeune de 14 ans qui apparaît aux yeux des formateurs et des recruteurs comme une évidence – on parle de cas très rares et particuliers – il est évident qu’il va devenir une monnaie d’échange énorme. Il ne faut évidemment pas s’en réjouir, mais faut-il prendre des airs outrés pour en parler ? Car il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui, le football est un énorme business, même si on peut le regretter.

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