Transferts NBA : Lakers, Sixers, Bucks… qui sont les gagnants et les perdants ?

LeBron James et les Lakers sont parmi les grands perdants après la date limite des transferts en NBA.[Maddie Meyer / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP]

La période des transferts en NBA s'est achevée jeudi soir. Quelles sont les équipes qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu ? Quelles sont celles qui peuvent nourrir des regrets ?

Les perdants

Les Los Angeles Lakers

Bon, on ne va pas se mentir. Cette situation est particulièrement inconfortable pour les Lakers. Ces derniers étaient prêts à tout pour récupérer Anthony Davis avant la fin de la période des transferts. La moitié des joueurs de l’effectif ont vu leur nom apparaître dans les rumeurs les plus folles pendant des semaines, et cela a eu pour effet de considérablement fragiliser l’entente au sein de l’équipe. Principalement les relations entre LeBron James et les jeunes talents que sont Kyle Kuzma, Lonzo Ball et Brandon Ingram.

Au final, les Pelicans ont fait le choix (tout à fait compréhensible) d’attendre cet été afin de pouvoir disposer de la meilleure offre pour un joueur dont l’immense talent sera, de toute manière, irremplaçable. Les Lakers se retrouveront en compétition avec le reste de la ligue, notamment les Boston Celtics, pour tenter de convaincre à nouveau la Nouvelle-Orléans de leur lâcher Anthony Davis en échange d’une offre qui ne devrait pas être très différente de celles que les Pelicans ont déjà refusé à maintes reprises avant la date limite des transferts.

Alors oui, les Lakers ont effectué quelques échanges pour corriger leur problème d’adresse derrière l’arc en récupérant Reggie Bullock, un artilleur à trois points (38,8%), ou encore Mike Muscala (en perdant Beasley et Zubac dans l’affaire), un ailier-fort/pivot lui aussi capable de planter des tirs longue distance (34,2%). Mais tout le monde sait que cela reste bien insuffisant pour permettre aux Lakers d’avoir une chance de faire quoi que ce soit en playoffs cette saison. S’ils parviennent à se qualifier.

Actuellement 8e de la conférence Ouest, les Clippers viennent de se séparer de leur meilleur joueur – Tobias Harris – et devraient, selon toute logique, ne pas réussir à atteindre les phases finales (plus sur ce point plus tard). Mais les Sacramento Kings, bien qu’ils soient jeunes et inexpérimentés, viennent de récupérer Harrison Barnes (et Alec Burks) et sont actuellement devant les Lakers à l’Ouest. Ah oui, on allait oublier de dire que LeBron James et compagnie vont avoir une fin de saison compliquée avec un calendrier difficile à négocier face à des adversaires luttant pour une position en playoffs. Autant dire que ce n'est pas la joie du côté de LA !

Les Washington Wizards

On ne va pas s’étendre trop longtemps sur les Wizards. Mais, cette équipe enchaîne les désillusions depuis 15 ans. Les fans qui se souviennent de Gilbert Arenas (qui avait signé ce qui restera un des pires contrats de l’histoire avec le club) doivent avoir une sensation de «déjà vu». Après un parcours en playoffs plutôt encourageant en 2015, Washington semblait sur la bonne voie avec un noyau dur composé de John Wall et Bradley Beal. Mais depuis, tous leurs espoirs se sont envolés.

Le contrat signé par Otto Porter Jr. en 2017 a plombé les comptes du club. Les recrutements de Markieff Morris et Marcin Gortat n’ont pas apporté grand-chose. Bref, c’est la désolation. Résultat, le club vient de siffler la fin de la partie en envoyant Porter aux Bulls en échange de Bobby Portis et Jabari Parker, deux joueurs sympathiques, mais qui ne changeront rien au destin moribond de la franchise. Morris, quant à lui, a été envoyé à la Nouvelle-Orléans en échange de Wesley Johnson et un second tour de Draft. Des échanges qui servent plus à assainir les finances du club qu’autre chose.

All-Star en puissance, Bradley Beal va se sentir bien esseulé ces prochains mois, car John Wall, qui était déjà «out» pour la saison avec une blessure au talon, a récemment souffert d’une rupture du tendon d’Achille après une chute (soi-disant) à son domicile. Ce qui devrait repousser son retour sur les parquets à la saison 2020-2021.

Pire encore, la saison prochaine marquera le début de son nouveau contrat de 169 millions de dollars sur quatre ans. Il gagnera donc 37,8 millions de dollars la saison prochaine pendant sa rééducation. Les Wizards entament désormais une phase de reconstruction, tout cela sans savoir si John Wall – qui est payé comme la superstar qu’il n’est pas et dont l’entente avec Beal a toujours été douteuse – parviendra un jour à récupérer son niveau de jeu. Bon courage à eux, car ça risque d’être (très) long et (très) pénible !

Mike Conley

Snif ! Mike Conley est finalement resté à Memphis. Et le meneur a certainement eu un pincement au cœur quand il a vu son ami Marc Gasol s’envoler vers le Canada pour y rejoindre les Raptors, quasi assurée de disputer les playoffs, avec une chance de jouer les NBA Finals (mouais).

Lui aussi était au centre de nombreuses rumeurs – notamment avec le Jazz d’Utah – mais rien ne s’est concrétisé. Le voilà seul dans le Tennessee à la baguette d’une équipe imparfaite. Certes, l’échange avec Marc Gasol a ramené un trio de joueurs plutôt solides – Valanciunas, CJ Miles et Delon Wright – et les Grizzlies ont aussi récupéré Avery Bradley dans un échange avec les Clippers (qui récupèrent JaMychal Green et Garrett Temple). Mais ne nous voilons pas la face, cette équipe ne va nulle part à court terme. A 31 ans, Mike Conley mérite de jouer dans un club qui vise le titre. Espérons qu’il soit échangé lors de la prochaine intersaison, même si son contrat mirobolant signé en 2016 risque d’être difficile à bouger.

Les Boston Celtics

Oui, les Celtics avaient toutes les raisons de danser la Macarena hier soir quand il est apparu qu’Anthony Davis ne serait jamais transféré aux Lakers, et qu’ils vont finalement avoir une chance de faire une offre aux Pelicans dès le 1er juillet pour le récupérer (même si le père de Davis, et ses représentants, ne cessent de répéter qu’il refusera de signer un contrat à long terme avec le club par la suite, mais bon). Youpi !

Mais pendant ce temps-là, Boston a également vu ces principaux concurrents à l’Est – Philadelphie, Toronto, Milwaukee – sortir le grand jeu pour s’emparer du trône de la conférence Est laissé vacant suite au départ de LeBron James aux Lakers. Et franchement, les fans des Celtics devraient commencer à transpirer un peu, car le niveau à l’Est n’a jamais été aussi élevé, et que le club ne parvient toujours pas à trouver la bonne dynamique sur le terrain malgré les multiples talents qui se trouvent dans l’effectif.

L’autre mauvaise nouvelle pour Boston concerne le pick de Draft qu’ils pensaient obtenir des Clippers (on va essayer de la faire simple, promis). Si ces derniers se qualifiaient pour les playoffs, les Celtics récupéraient celui-ci. Un précieux atout au moment de négocier avec les Pelicans cet été. Mais c’était sans compter sur le génie de Jerry West qui a profité de la folie générale pour se débarrasser de plusieurs joueurs clefs (que le club n’avait aucunement l’intention de re-signer de toute manière) afin d’accumuler des futurs choix de Draft, assainir les comptes du club, et se positionner comme un sérieux client sur le marché des agents libres dès cet été.

Si les Clippers manquent les playoffs, ils restent en possession du pick de Draft qui aurait dû partir aux Celtics (il est protégé pour les choix allant de 1 à 14 au premier tour, et ce sera également le cas la saison prochaine). Un scénario que Boston aurait clairement préféré éviter car cela réduit de manière significative leur force de négociation.

On ne sait pas

Les Toronto Raptors

La première réaction concernant l’échange de Marc Gasol à Toronto : « Wow, les Raptors viennent de récupérer un des meilleurs pivots de la ligue, et sont clairement favoris à l’Est maintenant !!! ». Et donc là, on se dit qu’ils sont dans la catégorie des «gagnants». Puis on réfléchit. Et finalement, ce n’est pas aussi évident que cela. Oui, Marc Gasol est, et reste, un pivot exceptionnel qui sait tirer à trois points, trouver ses coéquipiers avec des passes géniales, en plus d’être un excellent défenseur. Il sera très utile dans l’optique d’une confrontation face aux Sixers de Joel Embiid, et gnagnagna et gnagnagna. Maaaaaaiiiiiiiiis…………………….

Le pivot espagnol est aussi âgé de 34 ans, et n’est plus la force implacable qu’il était il y a encore trois ou quatre ans de cela. En perdant trois joueurs de sa rotation, les Raptors perdent également une de leur force, à savoir leur profondeur de banc (même si, en playoffs, cela compte moins) et la possibilité de s’adapter aux différents styles de jeu de leurs adversaires. L’autre argument qui laisse planer un doute sur la pertinence de cet échange est que Serge Ibaka était justement en pleine renaissance à Toronto en évoluant au poste de pivot. Et que l’arrivée de Gasol risque de contrarier cet élan.

Le coach, Nick Nurse, va donc devoir trouver le bon équilibre pour réussir à obtenir le meilleur de ces deux joueurs, sans qu’aucun ne se sente lésé par rapport à son temps de jeu. Rappelons également que Toronto pourrait tout perdre à l’intersaison en voyant Leonard signer ailleurs, et Gasol refuser son option de contrat pour devenir agent libre. Les Raptors viennent de faire «tapis». Reste à voir si cela leur permettra, ou non, de rafler la mise.

Les Sixers de Philadelphie

Autre équipe, même réaction. L’échange qui a permis aux Sixers de récupérer Tobias Harris – et Boban Marjanovic et Mike Scott – en provenance des Clippers paraît magnifique sur le papier. Philadelphie possède désormais un cinq majeur qui n’a rien à envier au reste de la NBA (à part les Warriors) et permet de positionner clairement l’équipe parmi l’élite de la conférence Est. Mais le sacrifice pour en arriver là est tout de même énorme, avec deux premiers tours de Draft (dont celui non-protégé du Heat de Miami en 2021) et deux seconds tours de Draft (2021 et 2023).

Précisons également que Tobias Harris et Jimmy Butler seront agents libres à la fin de la saison, et l’équipe va devoir débourser une somme folle si elle souhaite re-signer les deux joueurs, compromettant ainsi leur capacité financière à combler le reste de l’effectif avec des joueurs compétents.  

Les Sixers ont définitivement mis fin à leur phase de reconstruction (le fameux «Process») et viennent de signifier au reste de la ligue qu’ils étaient prêts à se lancer dans la course au titre dès maintenant. Le niveau de jeu affiché par Joel Embiid cette saison est exceptionnel, et Philadelphie a probablement raison de tout mettre en œuvre pour s’emparer du leadership de la conférence Est.

Dans un souci de reconstruire son banc, les Sixers ont aussi récupéré James Ennis III (contre le droit d’échanger un second tour de Draft en 2021 avec Houston) et Jonathon Simmons – ainsi qu’un futur premier et un second tour de Draft – dans un échange avec le Magic d’Orlando qui récupère Markelle Fultz (quelle catastrophe cette histoire !). Nous verrons bien comment Philadelphie parvient à faire jouer ce groupe très prometteur d’ici les playoffs (ils jouent contre les Lakers ce dimanche à 21h30 dans le cadre des NBA Sundays, à ne pas manquer). Mais beaucoup de questions restent en suspens malgré tout.   

Les Gagnants

Markelle Fultz

Un nouveau départ semblait plus que nécessaire pour le meneur des Sixers. Le Magic est le parfait endroit pour relancer sa carrière. L’équipe cherchait désespérément un meneur d’avenir. Là-bas, Markelle Fultz pourra retrouver sa confiance sans subir la pression médiatique d’un club comme celui des Sixers. Son association avec Jonathan Isaac et Mo Bamba pourrait porter ses fruits dans un avenir plus ou moins proche, et permettre enfin au club de reconstruire sur des bases solides. Pour les Sixers, cela reste tout de même une pilule difficile à avaler, eux qui avaient échangé le 3e choix de la Draft 2017 (Jayson Tatum) et un futur premier tour de Draft appartenant aux Kings (protégé seulement pour le premier choix) pour pouvoir sélectionner Markelle Fultz en numéro 1.

Les Sacramento Kings

Encore une fois, Vlade Divac fait mentir ses détracteurs. Il vient de récupérer Alec Burks, un arrière solide qui s’est illustré avec Utah la saison passée en playoffs, et surtout Harrison Barnes – qui correspond exactement au type d’ailier que le club cherchait – sans avoir eu à sacrifier les pièces majeures de son effectif.

Actuellement 9e de la conférence Ouest, les Kings pourraient bien être l’équipe qui viendra coiffer les Lakers sur le poteau pour une qualification en playoffs à l’Ouest à la fin de la saison. Quelle ironie du sort ! (ceux qui se souviennent des finales de conférence Ouest de 2002 comprendront). Si Harrison Barnes n’avait clairement pas les épaules pour être le joueur n°1 à Dallas, son jeu est en adéquation avec celui des jeunes talents que sont D’Aaron Fox, Buddy Hield, Marvin Bagley III et Harry Giles. Sacramento possède un effectif dynamique tourné vers le collectif qui impose à ses adversaires un rythme de jeu complètement fou.

On le dit et on le répète, les Kings sont une des bonnes surprises de la saison, et ceux qui n’auraient pas encore pris le temps de les suivre devraient s’y mettre rapidement. Vous ne serez pas déçus !

Les Milwaukee Bucks

Quatrième meilleure attaque de la ligue, et en première position en efficacité défensive, les Bucks de Milwaukee viennent de frapper un grand coup en récupérant Nikola Mirotic dans un échange avec la Nouvelle-Orléans contre Stanley Johnson (récupéré quelques heures auparavant en envoyant Thon Maker aux Pistons), Jason Smith (obtenu dans un échange effectué en décembre) et quatre futurs seconds tours de Draft. Un coup de maître de la part des dirigeants des Bucks ! Mirotic est un joueur qui colle parfaitement au style de jeu prôné par Mike Budenholzer, le coach, et devrait largement aider à créer l’espace nécessaire à Giannis Antetoukounmpo pour punir les équipes adverses dans la raquette.

Milwaukee est la meilleure équipe de la conférence Est depuis le début de la saison, et après cet échange, il n'y a aucune raison que cela change. Toronto et Philadelphie se sont clairement renforcés, Boston reste une équipe redoutable (sur le papier du moins), mais l’efficacité défensive et offensive des Bucks depuis l’entame de la saison ne doit pas être sous-estimée. Ils sont les favoris à l’Est, et pourraient même donner du fil à retordre à n’importe quel adversaire (ok, les Warriors) s’ils atteignent les NBA Finals.

Les Dallas Mavericks

L’échange avec les Knicks qui a fait venir Kristaps Porzingis à Dallas a déjà été analysé en long, en large et en travers un peu partout sur la Toile. L’association du Letton avec Luka Doncic fait saliver tous les fans NBA. Et c’est normal. Espérons toutefois que Porzingis retrouve toutes ses sensations une fois de retour sur les parquets, et qu’il arrête de se blesser systématiquement chaque saison. Les joueurs de sa taille souffrant d’une blessure au genou comme la sienne (déchirure du ligament) ont souvent des difficultés à retrouver la totalité de leurs capacités. Et cela prend du temps.

Dallas a eu raison de prendre ce risque, et s’impose clairement comme un des grands gagnants de cette période des transferts. Mais attendons tout de même de voir si Porzingis est capable rester en bonne santé sur le long terme avant de porter un jugement définitif sur cet échange.

Les Los Angeles Clippers

JERRY WEST EST UN GENIE !!! Fans des Clippers, réjouissez-vous. Je comprends que, sur le coup, voir Tobias Harris partir avec son pote Marjanovic aux Sixers peut faire mal au cœur. «Bah oui, on était 8e à l’Ouest, on allait faire les playoffs, et blablabla…». Franchement, qui a envie de batailler chaque saison pour une chance d'arracher la 8e place à l’Ouest avant de se faire éjecter illico presto dès le premier tour ?  Bon, ok, à part les fans des Wolves ? Très peu pour Jerry West qui, rappelons-le, était l’architecte de la dynastie des Lakers au début des années 2000 après avoir réussi à convaincre Shaquille O’Neal de quitter le Magic à l’intersaison (alors qu’il ne pensait pas vraiment à partir), et les Hornets de leur filer le droit de sélectionner un lycéen répondant au nom de Kobe Bryant avec le 13e choix de la Draft 1996 en échange de Vlade Divac (je vous le dis, ce mec est un génie).  

Les Clippers n’allaient nulle part, et Tobias Harris, qui n’est pas un «franchise-player» (à peine un All-Star), se serait certainement fait la malle à l’intersaison après qu’une équipe de milieu de tableau ait décidé de lui balancer une valise pleine de cash entre les mains.

Aujourd’hui, après ces multiples échanges, les Clippers sont en position d’attirer les meilleurs agents libres à l’intersaison, ET de convaincre les Pelicans de lâcher Anthony Davis (les Clippers figurent sur sa liste des équipes où il veut jouer, ndlr). Comment ? Ils viennent de faire le plein de picks de Draft – ce que la Nouvelle-Orléans exigera pour laisser partir Davis – et de libérer une grande partie de leur masse salariale pour pouvoir signer n’importe quel autre joueur au salaire maximum dans la foulée.

Ils ont également gardé avec eux Danilo Gallinari. Pourquoi ? L’Italien gagnera plus de 22 millions de dollars la saison prochaine, et entrera également dans sa dernière année de contrat. Le montant du salaire d’Anthony Davis l’an prochain ? 27 millions de dollars. Vous me suivez ou pas ? Danilo Gallinari a été maintenu dans le seul but de faire correspondre le montant des salaires dans le cas où un échange pour Anthony Davis pourrait se concrétiser. Gallinari et un sac de picks de Draft bien juteux est probablement la meilleure option pour les Pelicans (avec l’offre des Celtics qui comprend également plusieurs picks de Draft) qui pourront ensuite reconstruire tranquillement via la Draft les prochaines années. Si jamais ça ne marche pas, le contrat de l’ailier italien peut également servir de monnaie d’échange avec une autre équipe qui n’aura pas à craindre son impact sur sa masse salariale au-delà de la saison prochaine. Ou, si personne n’en veut, les Clippers laissent filer Gallinari, et dégagent encore plus d’espace pour signer une ou plusieurs superstars dans les années à venir.

Un coup de génie aux scénarios multiples réalisé par Jerry West, mesdames et messieurs !

Les Golden State Warriors

Les Warriors dominent la NBA. Et ce n’est pas cette saison que cela va changer malgré toutes les tentatives de la concurrence pour se mettre au niveau. A part la blessure d’un joueur majeur de leur effectif, Golden State n’a pas grand-chose à craindre, ou presque (il ne faut jamais dire jamais en NBA), concernant leur quête d’un troisième titre consécutif. Depuis que DeMarcus Cousins a rejoint l’effectif le 19 janvier dernier, les Warriors possèdent la meilleure attaque de la ligue, la 4e meilleure défense, et un «Net Rating» de +14,6 points, soit près de 4 points de plus que la seconde meilleure équipe, les Bucks (ce qui équivaut à l’écart entre Milwaukee et les Trail Blazers), sur la même période.

Rien ne pourra arrêter les Warriors, si ce n’est éventuellement l’ennui de gagner, une ultime embrouille entre Kevin Durant et Draymond Green se terminant par une tentative d’assassinat de l’un sur l’autre, ou un vilain coup du sort comme une deuxième rupture du tendon d’Achille pour Cousins. Ou une cheville cassée pour Curry. Ou un doigt fracturé pour Klay Thompson. Ou un orteil en soudaine putréfaction pour Durant. Bref, Golden State reste clairement favori à sa propre succession.

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