Interruption de Nice-Marseille : que s'est-il passé ?

Le premier succès de l'OM cette saison est terni : la rencontre de Ligue 1 entre Nice et Marseille (1-2) a été interrompue une dizaine de minutes après des banderoles et des chants homophobes en tribunes, en plein combat des autorités contre l'homophobie dans les stades.

C'est un bras de fer qui semble s'engager entre certains groupes de supporters et les instances. Le gouvernement et la Ligue veulent renforcer la lutte contre l'homophobie dans les stades cette saison grâce à des sanctions plus sévères.

Qu'était-il inscrit sur les banderoles ?

L'arbitre Clément Turpin a donc sifflé l'interruption du match Nice-Marseille après des chants homophobes («Les Marseillais c'est des pé...») et des banderoles provocatrices jouant sur les mots.

«Bienvenue au groupe Ineos (le nouveau propriétaire de Nice, qui possède aussi une équipe cycliste, ndlr), à Nice aussi on aime la pédale», était-il inscrit sur l'une d'elles.

Puis «Instance: des parcages pleins pour des stades plus gay».

Marlène Schiappa félicite l'arbitre

Sur Twitter, la secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a salué la décision de l'arbitre Clément Turpin, «dont on connaît l'engagement pour le respect dans le foot» et dénoncé «une banderole homophobe (qui) salit les tribunes».

La ministre des Sports, Roxana Maracineanu a également réagi à cette décision sur le réseau social. 

L'interruption de match, la bonne méthode ? 

L'interruption des rencontres est-elle la bonne méthode ?

«On ne va pas arrêter tous les matches chaque fois qu'il y a des débiles qui agissent, sinon on va jamais jouer, c'est n'importe quoi», a estimé le joueur niçois Wylan Cyprien au micro de Canal Plus. «Depuis la nuit des temps il y a des insultes entre les supporters, ça fait partie du jeu», a-t-il ajouté, précisant qu'il était «contre toutes les discriminations que ce soit les gays, les racistes».

Justement, certains craignent sur Twitter que les moyens mis en place pour lutter contre le racisme encore très présent dans les stades ne soient pas aussi importants. Les interruptions de matches à la suite de cris de singes notamment sont en effet de l'initiative des joueurs et de leur capitaine, et non pas de l'arbitre, comme ce fut le cas ce mercredi.  

En avril dernier, le défenseur d'Amiens Prince Gouano, victime d'insultes racistes lors d'une rencontre contre Dijon, avait quitté le terrain et invité ses coéquipiers à le suivre. 

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