Tony Yoka croisera la route de Carlos Takam, ce samedi 11 mars, sur le ring du Zénith de Paris. Voici ce qu’il faut savoir de l’expérimenté boxeur franco-camerounais.
Pour un combat de repris après une lourde défaite, Tony Yoka n’a pas choisi la facilité. Opposé au très expérimenté Carlos Takam et ses 47 combats professionnels, le Français aura face à lui l’un des meilleurs boxeurs de la planète.
Armand Carlos Netsing Takam, de son nom complet, est l’un des vétérans du Noble art actuel. Mais attention à ne pas dire qu’il est proche de la retraite comme a pu le faire un journaliste présent ce lundi, lors de la conférence de presse d’avant combat.
En évoquant son âge, le jeune intrépide en question a indiqué au Franco-camerounais qu’il s’agissait sûrement de l’un de ses derniers combats. «Qui te dit que c’est mon dernier combat ou l’un de mes derniers combats ? Vous supposez que c’est l’un de mes derniers ? On ne suppose pas les choses. Vous parlez de mon âge ? Mais de quel âge on parle ? Dans ma tête et mon corps tout va bien», a répondu très tranquillement et avec le sourire celui qui est né le 6 décembre 1980 à Douala (Cameroun).
Je fais mes courses seulement dans les supermarchés mexicains !
Si la salle de la Villa M a souri lors de cette réponse, cette scène démontre le mental de celui qui possède une mentalité et un physique hors pair, lui permettant d’être toujours au haut niveau depuis tout ce temps. Alors quel est le secret de celui qui a disputé son premier combat professionnel le 10 décembre 2005 (victoire contre Zinidine Benmakhouf) ? La réponse se trouve dans son hygiène de vie mais aussi dans son héritage familial.
«C’est vrai qu’il faut une hygiène de vie parfaite mais je dois aussi remercier mes parents car ils ont de bons gènes. Ma grand-mère a 117 ans, sur son acte de naissance, c’est écrit : ‘vers 1906’. A l’époque, on ne mettait pas le jour, le mois… Ma grand-mère maternelle est morte à 103 ans. J’ai de bons gènes oui mais après la bonne hygiène c’est primordial. Pas pour vivre longtemps forcément mais pour être en bonne santé. Vivre aux Etats-Unis (où il s’entraîne, ndlr), ce n’est pas facile. Tu vois beaucoup de fast-foods. D’ailleurs moi je fais mes courses seulement dans les supermarchés mexicains, a confié celui qui s’entraîne avec Joseph Germain notamment. Après, je ne sais pas quel est mon secret. Peut-être dormir beaucoup, ne pas boire, ni fumer et sourire beaucoup. Le rire, ça retire les rides !»
Celui qui s’est déjà confronté à de grands noms, que ce soit en sparrings et surtout en combats officiels (Joe Joyce, Anthony Joshua, Dereck Chisora ou encore Joseph Parker), est aussi un adepte de la méditation. «Ça fait dix ans que je fais de la méditation. Pas ce que tu vois à la télé, ça c’est de la connerie. Plutôt des vraies questions au plus profond de soi : ‘Qui tu es ? Pourquoi tu es là ? pourquoi tu fais ça ?’», a-t-il confié en conférence de presse, toujours avec son grand sourire.
Heureux de pouvoir combattre au haut niveau à 42 ans, il a d'ailleurs confié que son combat contre Tony Yoka allait être merveilleux et qu'il sera spectaculaire.
«Le public va se régaler, on va se taper dessus pendant longtemps. On va vraiment s’amuser, ça va crier, ça va saigner, ça va être un beau combat», annonce Carlos Takam qui connaît bien le Français puisqu’ils s’entraînaient ensemble sur Paris avant les Jeux olympiques de 2016 où Yoka a été décroché l’or.
«On se connaît, on se respecte. Je le respecte. Je sais que vous le critiquez beaucoup en France. Mais c’est un grand talent Tony. Je lui souhaite d’être champion du monde un jour. Mais il doit passer l’étape ‘Takam’ d’abord. C’est comme un petit frère, je suis comme un grand frère mais sur le ring on sera adversaires parce que l’on se respecte. C’est le jeune lion qui veut prendre la place du vieux lion. Et quand ces deux se rencontrent, ça rugit !» Le Français est prévenu, derrière cette barbe blonde et ce grand sourire, le Camerounais reste un vrai Lion indomptable.
![Tony Yoka affronte Carlos Takam, le samedi 11 mars, à Paris. [Icon Sport]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/boxe_comment_tony_yoka_sest_reconstruit_apres_sa_defaite_contre_martin_bakole_64073e680ff18_0.jpg?itok=uOE-LyfL)