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Roland-Garros 2023 - Caroline Garcia : «C'est un peu dur de perdre en ayant joué comme cela»

Caroline Garcia La Française Caroline Garcia s'est inclinée au deuxième tour de Roland-Garros. [Thomas SAMSON / AFP]

Caroline Garcia, numéro 5 mondiale, a été éliminée, ce mercredi, dès le 2e tour de Roland-Garros par la Russe Anna Blinkova (56e) 4-6, 6-3, 7-5. CNEWS a recueilli les impressions de la Lyonnaise en conférence de presse après son match manqué.

Après la folle remontée de Gaël Monfils qui était mené 4 jeux à 0 dans le cinquième set avant de s'imposer contre l'Argentin Sebastian Baez, ce mardi 30 mai, le public s'est forcément pris à y croire ce mercredi quand, sur le même court Central, Caroline Garcia est revenue à 5 jeux partout contre Anna Blinkova dans la manche décisive après avoir sauvé trois balles de match, puis cinq autres lorsque la Russe menait 6 jeux à 5. Malheureusement, la Française a fini par craquer. Cette dernière, s'est confiée en conférence de presse après la rencontre.

Sur le résultat du match

«Je suis déçue, bien sûr, de l'issue du match. Je pense que j'aurais pu jouer mieux au tennis, mais elle, elle a bien géré. Elle a bien géré le public. Elle est restée très calme, malgré le fait d’avoir laissé filer autant de balles de match. Et puis au deuxième tour, j'aurais aimé faire mieux que cela. J'étais certainement fatiguée après ce premier match, mais ça, c'est le tennis.»

Sur le moment où elle a senti qu'elle commençait à perdre les rênes du match alors qu'elle menait 6-4, 1-0

«A partir de ce moment, les choses se sont un peu enrayées. Je me suis tendue énormément. Autant, dans le premier set, j'allais vraiment à fond dans mes frappes, dans mes décisions, dans mes choix de jeu. Du coup, ma balle allait plus vite, elle faisait plus mal. Et surtout, je n'hésitais pas à y aller. Après, je me suis mise à être passive, à ne plus aller chercher les points, et à lui laisser mener le jeu. Quand je suis comme cela, généralement, plus attentiste, j'ai vachement de mal à lire le jeu et à me déplacer sur le terrain. J'ai eu du mal à me sortir de ce moment. Quand je l'ai fait, c'était un peu trop par intermittence. J'ai du mal à expliquer ce changement de niveau, maintenant, et sur le moment, sur le court. Ce sont des choses qui se sont déjà passées, et qui arrivent. Je sais très bien ce que je dois faire sur le terrain, sur mon jeu. A partir de là, je n'ose plus trop y aller, ce qui cause encore plus de fautes, et des frappes un peu faites à moitié. Soit cela s'envole, soit cela fait des balles trop courtes pour l'adversaire. C'est un peu dur de perdre en ayant joué comme cela.»

Sur la pression ressentie par les Français lorsqu'ils sont à Roland-Garros

«Je ne peux pas dire que cela ne m'est arrivé qu'à Roland-Garros. Après, forcément, c'est un tournoi qui me tient à cœur, et où j'ai envie de faire des bonnes choses. Est-ce que j'étais complètement relâchée ? Non. Est-ce que je pensais avoir des solutions pour contrer cela, et en profiter au maximum ? Oui, ou en tout cas, faire du mieux possible. Et dans ce match, je l'ai fait un peu en mode on-off. Après, il y a tellement de paramètres différents, c'est dur de dire ce qui en est la cause.»

Sur le fait qu'elle a repris espoir en fin de match en débreakant son adversaire

«C'est avec cette base-là que je vais réussir à progresser, que je vais avoir envie de continuer à m'entraîner, que j'ai envie d'avoir des challenges et tout cela. C'est la base du sport et la base du tennis. C'est une base qui m'a manqué un peu ces dernières semaines, où je me frustrais hyper vite. C'est un point positif, mais c'est quand même sur cela qu'il faut s'appuyer, c'est une base. Cela devrait toujours être là.»

Sur son identité de jeu

«C'est un dilemme qu’il ne devrait même pas y avoir, en fait. Si j'avais besoin de preuves encore, après la saison de l'année dernière, il n'y en a plus vraiment besoin. C'est un jeu à risque, c'est un jeu qui fait des fautes et qui fait des coups gagnants, mais qui produit tellement de choses. Simplement parce que je le vis à fond, et que j'adore jouer comme cela. Mais c'est vrai que des fois, quand je suis sur le court, je suis là, et je n'ose pas y aller, je n'ose pas suivre au filet, je n'ose pas la frapper, je n'ose pas la changer de direction, et cela me joue des tours. En fait, les plus grands regrets que j'ai aujourd'hui, c'est de ne pas y aller à fond dans ce style de jeu. Au pire, je perds mon match en m'étant dit qu'à chaque fois que j'avais une balle courte, j'y suis allée à fond. Peut-être que l'autre m'a sorti un super passing, bravo à elle. Tout le monde a le droit de bien jouer au tennis. Mais au moins, avoir la sensation que j'ai joué mon jeu à fond, et que j’ai essayé de saisir toutes les opportunités. Alors que là, non, à des moments, j'ai fait la faute, j'ai fait un revers baduf (bas du filet, ndlr), j’ai fait une balle qui s'est envolée. Oui, c'est cette partie qui est un peu dure à digérer.»

Sur la saison sur terre battue

«Cette année, cela ne m'a pas très bien réussi, ce n'était pas terrible. Evidemment, cela aide toujours, quand tu changes de surface, cela aide toujours à tourner la page. Tu repars sur une différente surface, personne n'a trop de repères au début. C'est une surface qui peut convenir à mon jeu, sur le fait de rester dans l'instinct, de ne pas trop me poser de question. De toute façon, tu n'as pas trop le temps. Oui, c'est un point positif, on va dire. Souvent, tu as besoin d'un peu de temps, quand même, pour mettre un Grand Chelem et Roland-Garros de côté. Quand tu commences une nouvelle saison, sur une nouvelle surface, cela repart un peu de 0.»

Sur l'ambiance sur le court central

«A la fin du match, il y avait une ambiance particulièrement. C'était super pour jouer. Le public était vraiment uni derrière moi. Après, cela s'est rempli au fur et à mesure. A la fin, c'était hyper agréable. C'est toujours une chance de pouvoir jouer avec un public comme cela. Evidemment, j'aurais voulu aller chercher ces quelques points en plus, pour pouvoir avoir une autre opportunité de revenir, et de jouer un troisième match. C'est des ambiances que tu n'as pas tout le temps, et que tu as envie de vivre plus souvent.»

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