Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Jeux olympiques : quand la compétition devient désertion pour certains athlètes en quête d'une vie meilleure

Il est probable de voir des athlètes demander l'asile politique en France lors ou à l'issue des Jeux. [Esa Alexander/REUTERS]

Lors de nombreuses éditions des Jeux olympiques, des athlètes du monde entier profitent de la compétition pour demander l'asile afin d'avoir une meilleure vie et se reconstruire.

Pour certains athlètes, les Jeux olympiques sont l’occasion de montrer qu’ils sont les meilleurs du monde dans leur discipline et de porter leur pays au sommet. Pour d’autres, c’est la meilleure opportunité de fuir leur pays d’origine et d’envisager un avenir plus radieux.

Au cours des précédents Jeux olympiques d’été, plusieurs dizaines de sportifs ont profité de l’événement pour demander l’asile dans le pays hôte. Pour certains, la désertion et la demande d'asile sont motivées par de conditions de vie inadéquates dans leur pays d’origine.

Cela a été le cas de Weynay Ghebresilasie, spécialiste du 3000 m steeple et porte-drapeau de l’Érythrée, qui a demandé l’asile politique au Royaume-Uni, après sa participation aux Jeux de Londres en 2012.

«Cela a été décidé pendant que j’étais au village olympique, parce que la situation en Érythrée n’était pas convenable», nous a confié l’ancien porte-drapeau, désormais naturalisé et autorisé à représenter la Grande-Bretagne dans toutes les compétitions internationales.

Bill Clinton, le facteur X pour Raed Ahmed 

Par le passé, de nombreux athlètes ont saisi leur chance lors des Jeux afin de fuir un pays en crise, à l’image de Weynay Ghebresilasie. D’autres, comme Raed Ahmed, ont préféré fuir un régime instable et restrictif politiquement.

Porte-drapeau de l’Irak en 1996, lors des Jeux d’Atlanta, il a désobéi aux consignes données par le régime de Saddam Hussein en observant le président américain Bill Clinton en train de l’applaudir durant la cérémonie d’ouverture. Après son passage éclair sur la scène sportive, l’haltérophile irakien s’est échappé du village olympique afin de réclamer l’asile politique aux Etats-Unis.

Installé dans le Michigan, où il gère actuellement un garage automobile, Raed Ahmed n’a remis les pieds en Irak qu’après la chute du régime de Saddam Hussein en 2004. «J’aime mon pays, mais pas son régime politique», expliquait-il face à la presse après sa défection.

Plus récemment, lors des Jeux olympiques de Tokyo en 2021, c’est l’athlète biélorusse Kristina Tsimanoskaya qui a attiré l’attention internationale sur ce phénomène, très fréquent lors de la Guerre froide, en obtenant un visa humanitaire puis la nationalité polonaise, et ce, dans un contexte particulier.

Fuir son pays par peur de représailles

En désaccord avec sa délégation lors de l’événement, la spécialiste du 100m a appris qu’elle allait être expulsée vers la Biélorussie, où elle risquait d’’être emprisonnée en raison de ses prises de positions contraires à celles du président Alexandre Loukachenko.

 Alors qu’elle s’apprêtait à embarquer à l’aéroport de Tokyo Haneda, l’athlète parvient à alerter les autorités afin d’obtenir l’aide du Comité International Olympique. Refusant de s’exprimer à ce sujet plusieurs années plus tard, la sprinteuse de 27 ans est désormais une représentante de la Pologne à Paris.

Au vu du statut de la France, réputée dans le monde entier comme l’un des pays de la liberté, il ne serait pas surprenant que plusieurs athlètes demandent l’asile politique au cours des Jeux.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités