Ciblé dimanche soir par des banderoles insultantes lors de PSG-OM, le père d’Adrien Rabiot est décédé en janvier 2019 après une longue maladie.
Dimanche soir au Parc des Princes, le clan d’Adrien Rabiot a été pris pour cible par les supporters du PSG lors du Classique contre l’OM (3-1). Ses parents ont été insultés via des banderoles brandies par la tribune Auteuil notamment son père, décédé brutalement en 2019.
«Véro, c'est lequel son vrai père? Déhu, Fiorèse, Cana ou Heinze ?». C’est la banderole qui a choqué plusieurs personnes dont le joueur lui-même. Si les attaques à son égard ne lui ont rien fait, l’attaque contre son père n’est pas passée. «Insulter une mère et un père décédé… Tout se paye un jour. Vous ne l’emporterez pas au paradis. Croyez-moi», a écrit le milieu de terrain dans une story Instagram lundi.
«C'est lui qui m'a amené au foot»
En 2007, son père Michel Provost a été victime d’un grave AVC provoquant un syndrome d’enfermement. Il était alors paralysé mais conscient avec des facultés cognitives intactes. Jusqu’en janvier 2019, il a échangé avec ses proches en clignant des yeux.
«C'est lui qui m'a amené au foot. Il le connaît très bien. Quand je lui ai annoncé que j’allais passer pro, j’ai quand même compris dans son regard qu’il était très fier de moi», avait-il confié dans une interview au Parisien.
Au moment du décès de son père, Adrien Rabiot évoluait encore au PSG mais avait été «mis au placard» en raison de son refus de prolonger son contrat qui prenait fin l’été suivant.