Au terme de la 10e étape du Tour de France entre Ennezat et Mont-Dore Puy de Sancy, le Français Lenny Martinez s’est emparé du maillot à pois de meilleur grimpeur. Comme son grand-père il y a près de cinquante ans.
Un Martinez peut en cacher un autre. Quarante-sept ans après son grand-père Mariano, Lenny Martinez (22 ans) a revêtu, lundi, le maillot à pois au terme de la 10e étape du Tour de France. Déterminé dans une étape qu'il avait ciblée de longue date et qu’il avait minutieusement reconnue, le Français est parvenu à se glisser dans l’échappée peu après le départ et il a franchi en tête les cinq premiers sommets (sur les huit répertoriés). Avant de caler dans les derniers kilomètres et de se contenter de la 8e place à l’arrivée à près de cinq minutes du vainqueur Simon Yates.
#TDF2025 | 🔴 47 ans après son grand-père Mariano, Lenny Martinez portera le maillot à pois sur le Tour de France !
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«À un moment, j’y ai cru pour l’étape, mais je n’avais plus beaucoup de force à la fin», a-t-il déclaré à l’arrivée. Mais l’essentiel était ailleurs pour le grimpeur de l'équipe Bahrain-Victorious avec cette tunique de meilleur grimpeur. «Je suis très content d’avoir pris les points pour le maillot», a-t-il confié. Un maillot au goût forcément particulier qu’il a évidemment dédié à son grand-père. «C’était son rêve, je pense, de me voir porter les pois donc oui, je pense qu’il doit être aux anges», a-t-il indiqué avant de plonger dans ses souvenirs.
«C’est beau je trouve, il m’avait montré son maillot à pois en laine quand j’avais commencé le vélo au tout début. C’est marrant maintenant de porter le même», a ajouté Lenny Martinez, qui, trois jours après son 22e anniversaire, est devenu le plus jeune Français à porter le maillot à pois devant Richard Virenque en 1992 (22 ans, 7 mois et 17 jours). Et le plus dur commence maintenant pour celui qui est également le fils de Miguel Martinez, champion olympique de VTT en 2000.
Car son objectif est désormais de rapporter ce maillot jusqu’à l’arrivée sur les Champs-Élysées. Comme Mariano Martinez en 1978. «On va essayer de l’emmener le plus loin possible. Je sais que ça va être compliqué avec Tadej Pogacar et les leaders jusqu’à Paris, mais je vais tout donner. Je pense que je vais faire au jour le jour et essayer chaque jour de le garder», a assuré Lenny Martinez, qui compte 27 points au classement du meilleur grimpeur.
Et après avoir profité d’une première journée de repos bien méritée pour recharger les batteries, sa mission commencera, dès ce mercredi, avec une 11e étape autour de Toulouse, composée de cinq difficultés (4 de 4e catégorie et 1 de 3e catégorie) avant un enchaînement redoutable qui pourrait s’avérer décisif dans sa quête.