Le patron de Ferrari a recadré ses pilotes, Charles Leclerc et Lewis Hamilton, au lendemain du Grand Prix du Brésil, où ils ont tous les deux été contraints à l’abandon.
Un week-end à oublier. La Scuderia Ferrari a vécu un Grand Prix du Brésil très compliqué, dimanche, avec les abandons de ses deux pilotes. Alors qu’il était à la lutte pour une place sur le podium, Charles Leclerc a été percuté par Kimi Antonelli en début de course et sa monoplace a été beaucoup trop endommagée pour poursuivre la course. De son côté, Lewis Hamilton a rencontré divers déboires et s’est également retiré avant la fin du Grand Prix, qualifiant ses résultats de «calamiteux» depuis son arrivée.
«Nous avons besoin de pilotes qui ne pensent pas à eux-mêmes»
Et cela n’a pas beaucoup plu au président de Ferrari, qui a sèchement recadré le Monégasque et le Britannique au lendemain de ce bilan peu reluisant. «Il est important que nos pilotes se concentrent sur leur pilotage et qu’ils parlent moins», a déclaré John Elkann d’après des propos rapportés par l’agence AGI à l’occasion de la signature du partenariat entre le groupe Stellantis, dont il est également le président, et les JO 2026 de Milan Cortina.
«Nous avons besoin de pilotes qui ne pensent pas à eux-mêmes, mais qui pensent à Ferrari», a-t-il ajouté, fixant comme objectif la 2e place au championnat du monde des constructeurs. «Il reste encore des courses importantes, il n’est pas impossible d’obtenir la 2e place (au classement des constructeurs, ndlr). C’est l’enseignement important qui vient aussi de Bahreïn (où Ferrari est devenue championne du monde d’endurance, ndlr), c’est la démonstration que lorsque Ferrari est une équipe, nous gagnons», a-t-il insisté.
Avant les trois dernières courses de la saison à Las Vegas (Etats-Unis), Doha (Qatar) et Abu Dahbi (Emirats arabes unis), Ferrari a glissé de la 2e à la 4e place du classement, accusant désormais 36 points de retard sur Mercedes (2e) et 4 longueurs sur Red Bull (3e). Autrement dit, Charles Leclerc et Lewis Hamilton n’ont plus le droit à l’erreur pour atteindre l’objectif fixé par leur patron.