Dans une longue interview publiée ce mardi, Serena Williams, ancienne joueuse de tennis, détentrice de 23 titres majeurs, a confié avoir été la cible de propos déplacés sur son physique.
L’un des plus beaux palmarès de l’histoire du tennis mais cela n’a pas été facile. Dans un entretien accordé à la marque Net-a-Porter, Serena Williams, retraitée des courts depuis 2022 s’est confié sur les nombreuses critiques qu’elle a encaissé tout au long de sa carrière concernant son physique.
«C'était difficile parce qu'à mes débuts, pendant mes 15 premières années, mon corps était différent. J'avais une forte poitrine, des fesses volumineuses. Toutes les autres athlètes étaient plates, très fines et belles, chacune à sa manière. Et en tant qu'athlète, je ne savais pas comment gérer cela», a indiqué l’Américaine.
«Oui, j’avais de gros muscles»
Celle qui a remporté 23 titres du Grand Chelem et a été plus de 300 semaines au sommet du classement du tennis mondial, a dû faire face à un véritable «body shaming». «Les gens disaient qu’on était comme des hommes, se rappelle-t-elle. Ça a un impact psychologique. Absolument. Pendant toute ta vie, tu penses que tu es trop grosse, puis tu regardes en arrière et tu réalises que j’étais juste en pleine forme. Oui, j’avais de gros muscles. Je ne ressemblais pas aux autres filles, mais on n’est pas toutes pareilles.»
Pour se protéger mentalement, la sœur de Venus, aujourd’hui âgée de 44 ans, a avoué avoir pris très tôt la décision de ne plus prêter attention aux commentaires : «À 17 ans, lorsque j’ai remporté l’US Open pour la première fois (1999), j’ai pris une décision. J’étais très jeune, mais je me suis dit que je ne lirais plus jamais rien à mon sujet. À l’US Open, il y avait tellement d’ondes positives que je me suis dit que je ne voulais pas prendre la grosse tête. Je voulais rester humble. Je me suis aussi dit que si c’était négatif, je ne voulais pas le lire. Je n’ai plus jamais vraiment lu d’article après ça.»
La maman de deux filles, Serena Williams s’est réjoui de voir que la situation se soit améliorée pour des joueuses comme Coco Gauff ou Naomi Osaka : «Les choses ont changé. Plus personne n'insulte ces filles comme on m'insultait.»