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«Les puristes du tennis étaient consternés» : la «Bataille des sexes» entre Aryna Sabalenka et Nick Kyrgios largement critiquée

La N°1 mondiale bénéficiait d’une surface de terrain environ 9 % plus petite que celle de son adversaire du soir. [Icon Sport]

Aryna Sabalenka, N°1 mondiale a affronté Nick Kyrgios actuel 671e mondial, et ancien top 15, dans le cadre de la «Bataille des sexes», ce dimanche. Un match qui a largement été critiqué par la presse internationale. 

Une parodie de tennis ? Dans la «Bataille des sexes» qui opposait la meilleure joueuse de tennis du monde, Aryna Sabalenka au bad boy du circuit Nick Kyrgios, c'est l'Australien qui est sorti vainqueur au terme d'une rencontre maîtrisée (6-3, 6-3) à Dubaï, dimanche 28 décembre. Le match qui avait suscité de nombreuses interrogations n'a pas fait l'unanimité.

Pour rappel, la N°1 mondiale bénéficiait d’une surface de terrain environ 9 % plus petite que celle de son adversaire du soir : une des spécificités de cette rencontre, en plus du service unique. Loin des valeurs de la «bataille des sexes» originale, l’application de ces règles, qui favorisaient Aryna Sabalenka, a grandement fait débat au sein du monde du tennis. Certains ont évoqué un non-sens total ou même une très mauvaise publicité pour le tennis féminin dans le cas d’une défaite de la Biélorusse, ce qui a été le cas.

«Les misogynes et les incels étaient ravis»

À la suite de la rencontre, les médias internationaux n'ont pas mâché leurs mots. «La bataille des sexes vire au cirque», a ainsi titré The Guardian, qui souligne que ce match «s'adressait surtout à ceux qui ne s'intéressent que de loin au tennis». «La réaction sur les réseaux sociaux après la victoire de Kyrgios suggère que ce dernier match a eu l'effet inverse. Les misogynes et les incels étaient ravis. Les puristes du tennis étaient consternés», a ajouté le média britannique.

Même son de cloche du côté des États-Unis avec The Athletic : «Ce qui aurait pu être une tragédie s’est transformé en farce. C’était le scénario que redoutaient le tennis féminin et le sport en général : une défaite pour la meilleure joueuse du monde face à un adversaire qui n’a disputé que sept matchs en trois ans, jouant avec une intensité limitée et peinant à gérer son énergie après moins d’une demi-heure», a écrit un journaliste du site américain. 

Même en Australie, où le retour de l'enfant terrible du pays, Nick Kyrgios, aurait pu engendrer un peu plus d'indulgence, les critiques ont été vives : «Même les applaudissements semblaient forcés et, à la fin, chacun semblait soulagé que ce soit terminé. Le tout, expédié en une heure et demie», a écrit le Sydney Morning Herald. Le média d’information australien a qualifié l’événement comme étant «maladroit, gênant et coûteux».

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