Des Russes et des Bélarusses vont être autorisés à participer aux Jeux paralympiques de Milan Cortina 2026 sous leurs drapeaux, a annoncé le comité international ce mardi.
Ils vont effectuer leur grand retour. Six athlètes russes et quatre bélarusses pourront participer sous leurs drapeaux aux Jeux paralympiques 2026 de Milan Cortina, a indiqué mardi à l'AFP le Comité international paralympique, une décision qui marque le retour de deux nations bannies après l'invasion de l'Ukraine.
«Le CNP (Comité national paralympique) russe s'est vu attribuer un total de six places (...) Le CNP bélarusse s'est vu attribuer quatre places», a précisé à l'AFP le CIP dont un représentant, Craig Spence, a indiqué que ces athlètes seraient traités comme ceux de «n'importe quel autre pays». Ils pourront donc défiler avec leurs drapeaux, porter les couleurs de leur pays et entendre leur hymne le cas échéant.
De retour aux JO de Los Angeles 2028 également ?
Cette décision est le résultat d'une décision des membres du CIP en septembre de les laisser concourir avec hymne et drapeau, puis d'un jugement du Tribunal arbitral du sport validant cette décision malgré l'opposition de la Fédération internationale de ski (FIS). En conséquence, ce sont des athlètes russes et bélarusses dépendant des sports couverts par la FIS qui sont autorisés à concourir, a expliqué Craig Spence.
La décision ouvre la voie à une réintégration plus générale de la Russie et du Bélarus au sport mondial à deux ans des Jeux olympiques de Los Angeles.
La Russie pourra donc être présente à Milan Cortina avec «deux représentants en ski alpin paralympique (1 homme, 1 femme), deux en ski de fond paralympique (1 homme, 1 femme) et deux en snowboard paralympique (deux hommes)», selon le comité international. Le Bélarus «s'est vu attribuer quatre places au total, toutes en ski de fond (1 homme et 3 femmes)», selon la même source.
Les Russes sont privés depuis 2016 de leurs couleurs dans l'arène olympique, en raison de scandales de dopage à répétition. Puis la Russie et le Bélarus ont été privés de compétitions internationales sur leur sol et leurs drapeaux, hymnes et officiels largement bannis du sport mondial à cause de la guerre en Ukraine qui fait rage depuis quatre ans.