Me Fanny Colin, avocate d’Achraf Hakimi, a confirmé ce mercredi à CNEWS que l’arrière-droit marocain du PSG a fait appel de son renvoi devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine pour viol.
Un footballeur dans la tourmente. Au lendemain de son renvoi en procès pour viol devant la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, l’international marocain et arrière-droit du PSG Achraf Hakimi a fait appel de cette décision, a appris CNEWS ce mercredi 25 février auprès de son avocate Me Fanny Colin.
La veille, le conseil du joueur avait réagi à travers un communiqué, dénonçant le fait qu’un procès puisse être ordonné «en présence d’une accusation qui repose sur la seule parole d’une femme qui a fait obstacle à toutes les investigations, qui a refusé tous les examens médicaux et recherches ADN, qui a refusé l’exploitation de son téléphone portable, qui a refusé de donner le nom d’un témoin clé».
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— Fanny Colin (@FannyColin_av) February 24, 2026
«Une femme dont deux expertises psychologiques successives ont révélé le manque de lucidité sur les faits qu’elle prétend dénoncer, et encore l’absence de tout symptôme post-traumatique. Le tout alors qu’elle a tenté de dissimuler à l’autorité judiciaire plusieurs messages échangés avec l’une de ses amies projetant de "dépouiller" (sic) Monsieur Hakimi», avait ajouté Me Fanny Colin.
L'avocate de la plaignante se défend
Interrogée ce mercredi matin sur Franceinfo, Me Rachel-Flore Prado, avocate de la plaignante, s’est indignée contre la défense du joueur. «Tout ce que nous dit la défense d’Achraf Hakimi dans ce dossier est faux (…) Il n’y a rien dans ce dossier qui va dans ce sens», a-t-elle dit.
Au micro de nos confrères, l’avocate de la partie adverse a rappelé que sa cliente «s'est présentée au commissariat le jour même des faits pour les dénoncer», qu'elle n'était «pas encore prête pour déposer plainte», et que c'est pour cette raison qu'elle avait alors déposé une simple main courante.
«On a dans le dossier des réquisitions du procureur de la République qui sont longuement motivées par les déclarations constantes et circonstanciées de ma cliente, et par de nombreux éléments, dont des SMS qui sont très clairs, corroborés par les contradictions d'Achraf Hakimi et les déclarations de certains de ses proches», a poursuivi le conseil de la jeune femme.