Tombeur d'Alex de Minaur, Valentin Vacherot a une nouvelle fois dû puiser très loin pour s'offrir le scalp d'un deuxième Top 10 cette semaine et une demi-finale dans son tournoi. En conférence de presse, dont a assisté CNEWS, l’émotion était palpable au moment d’évoquer cette performance historique.
Les heures passées sur le court (9h50) n'ont d'emprise sur ce garçon. Au terme d'un nouveau thriller dont il a le secret, Valentin Vacherot a pris le meilleur sur l'Australien Alex de Minaur (6-4, 3-6, 6-3).
S'il a une nouvelle fois souffert, le Monégasque complète le dernier carré princier et s'offre un duel plus qu'alléchant contre le numéro 1 mondial et tenant du titre Carlos Alcaraz. A peine le temps de se remettre de ses 2h24 de match, que le 23e joueur à l'ATP s'est confié à la presse, dont CNEWS, sur ses sensations et sa rencontre à venir.
Quel bonheur de vous retrouver en demi-finales, chez vous, à Monaco, après votre victoire contre De Minaur...
C'est fantastique. En plus, juste en regardant qui sont les trois autres (Alcaraz, Sinner, Zverev), quel honneur, quelle fierté...
Comment avez-vous trouvé l'énergie nécessaire ?
Pour ce quatrième match, dans des conditions encore plus lourdes, je savais que physiquement, ça allait me demander encore plus. Parce que, ouais, qu'est-ce qu'il court bien (il parle de De Minaur)... Qu'est-ce qu'il fait peu de fautes... Où j'ai trouvé l'énergie ? Déjà, le public, l'envie de bien faire.
L'envie d'aller jouer Carlos Alcaraz, demain (samedi). Ce qui est bien, c'est d'avoir pris le premier set, c'est quand même la chose la plus importante. Sinon, ça aurait été extra-dur. À partir du moment où il passe devant au deuxième, je n'ai pas 100% d'énergie et je garde tout ça pour le troisième set. Au début, j'ai sauvé un jeu chaud à 0-1.
Ce match, il y a quelques mois, je ne l'aurai jamais gagné
Et là, avec le public, c'était reparti. Alex, avec sa qualité de balle, ne fait pas de fautes. Encore une fois, je suis très fier de moi d'être allé chercher des choses comme ça. Ce match, il y a quelques mois, je ne l'aurai jamais gagné. Je n'aurais jamais trouvé les ressources.
Le Kop rouge et blanc a encore donné de la voix ce soir...
Tous les gars là-haut qui chantent sont mes meilleurs amis depuis que j’ai 9, 10, 11 ou 12 ans. C’est rare pour un joueur d’avoir autant de personnes autour de lui. Je peux probablement reconnaître un millier de visages dans la foule. Je suis tellement chanceux d’avoir un tournoi dans mon club.
Contre Carlos Alcaraz, quel sera votre atout numéro 1 face au numéro 1 mondial ?
J’ai hâte d’être à demain et d’avoir la chance de jouer Carlos dans ma ville natale, c’est incroyable. On va voir ce qu'il y a à faire pour aller chercher la gagne. Déjà, mon atout numéro 1, ça va être d'être à la maison. Je joue mon vrai jeu sur les fins de match à chaque fois, quand il faut. C'est agressif, je tape encore plus fort. J'arrive vraiment à faire bouger l'adversaire. Je monte à la volée. Demain, je ne vais pas avoir le choix. Il va falloir que je le fasse d'entrée, sinon je vais en prendre de partout.
Est-ce qu'en en jouant demain plus tôt dans des conditions plus rapides, ça sera un problème de moins à régler ?
Je suis content de pouvoir jouer un peu plus tôt demain, car la pression montait chaque jour avec le dernier match. Je suis donc ravi de pouvoir jouer plus tôt demain.