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Coupe du monde 2026 : pourquoi les sélectionneurs des équipes nationales peuvent-ils appartenir à un autre pays ?

L'Italien Carlo Ancelotti est à la tête de la sélection du Brésil. [IMAGN IMAGES via Reuters/Caean Couto]

Thomas Tuchel, Jamal Sellami ou Carlo Ancelotti… Plusieurs sélectionneurs dirigent des nations dans cette Coupe du monde 2026 mais n’ont pas la même nationalité. Comment cela est-il possible ?

Le débat sur les joueurs choisissant une autre nationalité sportive est souvent sur le tapis… mais jamais concernant les entraîneurs. Pourtant dans cette Coupe du monde 2026, plusieurs exemples existent de sélectionneurs à la tête de nations dont ils n’ont pas la nationalité. C’est en effet le cas de l’Allemand Thomas Tuchel avec l’Angleterre, du Marocain Jamal Sellami avec la Jordanie ou de l’Italien Carlo Ancelotti avec le Brésil.

Sur les 48 équipes présentes aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, ils sont donc 27 sélectionneurs, soit plus de la moitié donc, à ne pas avoir la nationalité du pays qu’il dirige pour la compétition.

Pas de règle, juste une philosophie

Si les grandes nations ont historiquement eu l’habitude d’avoir des sélectionneurs «locaux» (la France n’a eu qu’un étranger dans l’histoire sur son banc (le Roumain Stefan Kovacs de 1973 à 1975), aujourd’hui, cela est devenu de plus en plus commun. La preuve avec l’Angleterre ou le Brésil cette année.

Que dit la règle ? Il n’y a tout simplement pas de règle puisque n’importe quel entraîneur peut être nommé à la tête de la sélection d’un pays. Cela dépendra donc de la nation en question et de sa «philosophie». Carlo Ancelotti n’est que le deuxième sélectionneur étranger au Brésil. Filpo Nunez (Uruguay) avait dirigé un match en 1965. Par exemple, l’Angleterre, à partir de 2001, a décidé de s’ouvrir aux sélectionneurs étrangers. Se sont succédés Sven-Göran Eriksson (Suède), Fabio Capello (Italie), Lee Carsley (Irlande) ou actuellement Thomas Tuchel (Allemagne).

Les sélectionneurs «étrangers» du mondial 2026

Afrique du Sud : Hugo Broos (Belgique)
Algérie : Vladimir Petkovic (Serbie, Suisse)
Angleterre : Thomas Tuchel (Allemagne)
Arabie saoudite : Georgios Donis (Grèce)
Autriche : Ralf Rangnick (Allemagne)
Belgique : Rudi Garcia (France)
Brésil : Carlo Ancelotti (Italie)
Canada : Jesse Marsch (Etats-Unis)
Colombie : Nestor Lorenzo (Argentine)
Curaçao : Dick Advocaat (Pays-Bas)
Equateur : Sebastián Beccacece (Argentine)
Etats-Unis : Mauricio Pochettino (Argentine)
Ghana : Carlos Queiroz (Portugal)
Haïti : Sébastien Migné (France)
Irak : Jesus Casas (Espagne)
Jordanie : Jamal Sellami (Maroc)
Nouvelle-Zélande : Darren Bazeley (Angleterre)
Ouzbékistan : Fabio Cannavaro (Italie)
Panama : Thomas Christiansen (Danemark, Espagne)
Paraguay : Gustavo Alfaro (Argentine)
Portugal : Roberto Martinez (Espagne)
Qatar : Julen Lopetegui (Espagne)
RD Congo : Sébastien Desabre (France)
Suède : Graham Potter (Angleterre)
Tunisie : Hervé Renard (France)
Turquie : Vincenzo Montella (Italie)
Uruguay : Marcelo Bielsa (Argentine)

A noter toutefois qu’aucun sélectionneur étranger n’a encore jamais soulevé le trophée de la Coupe du monde. Cela arrivera-t-il cette année ? Rendez-vous le 19 juillet prochain.

En revanche, pour les joueurs la loi de la FIFA dit autre chose évidemment. Avant 2003, les joueurs ayant représenté une fédération, même chez les jeunes, ne pouvaient plus prétendre en représenter une autre. En 2004, la règle évolue et les joueurs peuvent changer au moment de passer des jeunes à l’équipe A. Mais le grand changement a eu lieu en 2020.

Le joueur peut désormais changer de sélection nationale sous certaines conditions : 

  • s’il a moins de 21 ans lors de sa dernière sélection
  • s’il ne compte pas plus de trois sélections A
  • si trois années au moins se sont écoulées depuis sa dernière sélection A
  • s’il n’a jamais participé à un grand tournoi comme la Coupe du monde FIFA ou une
  • compétition organisée par une confédération comme l’Euro de l’UEFA.
  • avoir des parents ou des grands-parents nés dans le pays concerné ou avoir vécu pendant 5 ans dans ce pays après sa majorité.

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