Stupeur, colère et tristesse après la découverte du corps de Sihem, jeudi aux Salles-du-Gardon, dans le Gard. Des dizaines de personnes se sont rassemblées tout au long de la journée, dans une salle communale du quartier, unies autour des proches de la jeune fille.
La découverte du corps de Sihem jeudi par les enquêteurs, à la suite des aveux du principal suspect, a jeté l’effroi dans la commune des Salles-du-Gardon (Gard), où elle vivait et a été retrouvée morte. Les habitants, qui étaient déjà dans l’inquiétude depuis la disparition de la jeune fille de 18 ans, le 25 janvier, ont partagé leur tristesse, mais aussi leur colère, au micro de CNEWS.
«On est tous dévasté, c’est horrible», a décrit un riverain. D’autres ont du mal à cacher leur émotion, en se mettant à la place des parents de la victime. Les proches se recueillent d’ailleurs à tour de rôle autour de la famille, plongés dans l’incompréhension.
Le profil du meurtrier présumé, au casier judiciaire bien chargé, fait aussi beaucoup parler. «C’est une crapule, j’espère qu’il sera lourdement puni», explique Ibrahim, un proche.
L’individu de 39 ans avait été condamné à douze ans de réclusion criminelle en 2015. Une peine purgée, selon la procureure. Il devait être jugé une nouvelle fois cette semaine, dans une affaire de vol à main armée.
«Il n’était pas en prison et il a tué une gamine de 18 ans», s’insurge une voisine. «Je serais à la place de la justice, j’aurais honte».
