Christophe Quiniou, maire divers-droite de Meyzieu, s'est exprimé après une fusillade filmée dans sa ville dans la nuit du 5 au 6 mai, surpris de découvrir «ce niveau de violence».
Une véritable scène de guerre. Lourdement armés, quatre individus encagoulés ont tiré à l'arme automatique dans les rues de Meyzieu (Rhône), près de Lyon, dans la nuit du 5 au 6 mai. La fusillade a duré un peu plus d'une minute durant laquelle les tireurs se sont filmés. Christophe Quiniou, le maire divers-droite de la ville, a déclaré à CNEWS n'avoir «jamais vu un tel niveau de violence».
«C’est vraiment une découverte d’avoir ce niveau de violence organisée sur la ville de Meyzieu», a-t-il développé. «Nous sommes une ville plutôt tranquille avec, certes quelques points de vente de produits stupéfiants, mais jamais nous n’avions eu ni des règlements de compte, ni une hausse de la violence et de la criminalité organisée.»
La vidéo réalisée pendant la fusillade montre que les quatre individus encagoulés ont tiré sur les immeubles du quartier Mathiolan, avant de repartir à bord d'une voiture blanche.
Une enquête ouverte
D'après Le Progrès, les faits se sont plus précisément déroulés dans la rue Saint-Mathieu. Le quotidien n'était toutefois pas en mesure de déterminer si la séquence a bien été tournée le soir de l'attaque et a donc sollicité un responsable de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN), selon qui les images sont «a priori liées» aux tirs du 6 mai.
Christophe Quiniou, lui, s'est interrogé sur la motivation des tireurs, suggérant la piste du narcotrafic. «Ça peut être un règlement de compte pur entre deux bandes, ça peut être aussi l’implantation d’un nouveau point ou de personnes qui voudraient maîtriser le marché. Mais on pourrait très bien imaginer aussi que c’est une mise en scène pour détourner les services de police».
Il explique en effet que Meyzieu dispose des «mêmes effectifs de police» que les villes voisines de Vaulx-en-Velin, Villeurbanne et Rillieux-la-Pape. «Peut-être que, sur ces territoires, il y a une très forte pression policière aussi et une envie de décharger un petit peu la tension», a avancé l'édile.
Auprès du Progrès, une source policière a évoqué quant à elle une possible tentative d'intimidation entre deux bandes rivales.
Selon elle, «le fait de se filmer et de diffuser les images sur les réseaux sociaux rappelle des méthodes utilisées à Marseille» mais qui, jusqu'ici, «n'avaient pas encore été observées à Lyon». Une enquête a été confiée à la Division de la criminalité territoriale pour identifier et retrouver les auteurs de la fusillade.