La police a mené une importante opération de contrôle dans le quartier des Hauts de Sainte-Croix à Bayonne, jeudi 22 janvier, dans le cadre d’une mission de lutte contre le narcotrafic. Deux armes et du cannabis ont été saisis alors que le vendeur présumé est toujours recherché.
Le Pays basque en proie au narcotrafic. Jeudi, une vaste opération anti-stupéfiants a été menée dans le quartier des Hauts de Sainte-Croix, une ZUP située à Bayonne. «On a découvert une quantité de produits stupéfiants, herbes ou résines de cannabis, conditionnés en pochons individuels», relate Olivier Celia, commissaire divisionnaire et chef du district de la côte basque.
La drogue a été découverte dans une colonne sèche au 9e étage de l'un des bâtiments de la cité Breuer, dans le quartier des Hauts de Sainte-Croix. Une arme, un fusil à canon scié calibre 12, a également été découverte dans un sous-bois, «près du parc d'enfants», et un peu plus loin, dissimulée dans un sac, au pied d'un arbre, un fusil à pompe qui s'avérera finalement factice. Un homme, acheteur de drogue, a été interpellé et emmené au commissariat de Bayonne, tandis que le vendeur présumé est recherché.
Près d'une cinquantaine de policiers mobilisés
«On avait mis en place un dispositif de surveillance, avant même d'intervenir, ce qui fait qu'on avait pu assister en direct à une transaction de produits stupéfiants», ajoute Olivier Celia.
Ces derniers ont tenté de mettre la main sur le suspect, dans l'appartement de ses parents, dans l'un des immeubles de la cité, en vain. Au total, 43 policiers sont engagés sur cette vaste opération de lutte contre le narcotrafic.
Plus de deux tonnes de cocaïne saisies entre 2024 et 2025
Les drogues et notamment la cocaïne inondent l'Hexagone et en particulier le Pays basque et le Béarn. Entre 2024 et 2025, les saisies de cocaïne sont passées de 350 kg à plus de deux tonnes. «Les saisies sont très importantes dans le département depuis un an maintenant avec des flux qui arrivent en masse par les côtes espagnoles et portugaises», affirme David Book, directeur inter-départementale de la police nationale.
Le prix de la «blanche» a également chuté pour passer d'une centaine d'euros le gramme il y a quelques années à moins de 50 euros aujourd'hui : «La cocaïne est devenue une marchandise accessible aux plus jeunes», dénonce Mariel Garrigos, procureure de la République de Bayonne.