Soissons : le bunker d’Hitler, le témoignage de la démesure nazie

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Situé près de Soissons, le «Wolfsschlucht II», qui signifie «ravin du loup» en allemand, est un colossal ensemble de béton qui abrite le seul, parmi les dix quartiers généraux d'Hitler, intact en Europe. Un héritage oublié qui embarrasse encore les élus locaux.

Enfoui dans la campagne de Soissons, c’est sur six kilomètres que se trouve le «Wolfsschlucht II», aussi appelé W2. Des constructions hors normes, 850 ouvrages de béton armé dont 450 bunkers, qui sont répartis sur trois villages ruraux.

Un lieu qui témoigne de la démesure nazie. Au «Ravin du loup» numéro 2,  le dictateur y avait même prévu une piscine. Finalement, il n'y passera que 12 heures de sa vie quelques jours après le débarquement de Normandie. 

C'est aussi à ce poste qu'un commandant allemand refusera de transmettre l'ordre de bombarder Paris le 25 aout 1944. Si le lieu vit toujours, C'est entre autres grâce à l'Association de sauvegarde du W2 d'Eric Trinon. Depuis 12 ans, il défriche le terrain, reconstitue les pièces de vie, et entretient ce qui fait la rareté du lieu.

Car le bunker est un héritage patrimonial dont personne ou presque ne souhaite porter la charge. Le maire de Margival a tenté de réhabiliter le bâtiment en zone artisanale. Un projet très controversé, finalement abandonné.

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