Comme tous les nouveaux propriétaires, Charles Lieu cherche un locataire pour occuper son appartement parisien. Seulement, il ne peut plus fixer librement le prix du loyer.
Ce prix est plafonné par un montant fixé par arrêté préfectoral. Tous les baux signés à Paris à partir d’aujourd’hui sont concernés, qu’il s’agisse d’une location meublée ou non meublée, d’une première location ou d’une relocation.
Un dispositif que dénonce ce propriétaire. Il a investi dans son bien, a financé des travaux. Pour lui, le manque à gagner - équivalent à 300 euros ou 400 euros - aura un impact sur le remboursement de son prêt.
Cette situation est partagée par de nombreux propriétaires de la capitale. Si bien que de nombreuses annonces – 30 à 40% d’entre elles, selon une étude - proposent aujourd’hui des loyers dépassant le plafond.
Mais, à compter d’aujourd’hui, les bailleurs ne respectant pas cette nouvelle réglementation s’exposent à des sanctions financières.
![Plus d'un an et demi après son arrêt et grâce à l'adoption de la loi Elan, le plafonnement des loyers revient dès lundi, mais seulement à Paris [LOIC VENANCE / AFP/Archives] Plus d'un an et demi après son arrêt et grâce à l'adoption de la loi Elan, le plafonnement des loyers revient dès lundi, mais seulement à Paris [LOIC VENANCE / AFP/Archives]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/2723d010331850698249888c02433c67847a108d.jpg?itok=tmymvP-w)