Aux Pays-Bas, les forces de l’ordre n’hésitent pas à aller au contact pour stopper les véhicules en fuite. Au Royaume-Uni, la technique du «contact tactique» a notamment permis de faire chuter les refus d’obtempérer à deux-roues de 52 % en un an. En France, cette méthode n'est pas autorisée.
Une technique qui porte ses fruits chez nos voisins européens. Aux Pays-Bas, lors de courses-poursuites, aucune place pour l'hésitation. Les policiers accélèrent, collent le fuyard et assument pleinement le contact.
L'objectif : stopper le véhicule en quelques secondes avant qu'il ne devienne un danger. Une technique directe, spectaculaire et totalement légale.
«Ce sont les Britanniques qui ont inventé cette méthode en 2018. Ils l'appellent le «contact tactique» («tactical contact» en anglais). Essentiellement utilisée contre les deux roues, elle consiste à venir taper l'arrière du véhicule poursuivi, qu'il s'agisse d'un deux roues ou d'une voiture, avec un véhicule de police de manière à faire perdre le contrôle au conducteur. Si c'est une moto, elle va chuter. Si c'est une voiture, elle va partir en tête à queue et elle va finir par s'immobiliser», a analysé Claude Moniquet, spécialiste du terrorisme et du renseignement, pour CNEWS.
Chaque intervention est évaluée en temps réel : vitesse, environnement, risque pour les passants et seuls des agents spécialement formés peuvent intervenir.
Résultat, depuis la mise en place de cette technique au Royaume-Uni, la police revendique une baisse significative des délits commis à deux roues avec une baisse de 52% en un an.
En France, cette manœuvre n'est pas autorisée. Les forces de l'ordre ne peuvent percuter un véhicule qu'en situation de légitime défense.
Chaque année, près de 25.000 refus d'obtempérer sont enregistrés dans le pays.