Plusieurs centaines de manifestants argentins sont descendus, jeudi 6 juin, dans les rues de Buenos Aires, pour manifester contre la venue du président brésilien Jair Bolsonaro.
La police avait bouclé l’extérieur de l’ambassade du Brésil dans le centre de la capitale, près de laquelle la manifestation avait lieu.
Les anti-Bolsonaro critiquent ses commentaires ou discours qu’ils estiment misogynes, antisémites ou homophobes.
Les partisans de Bolsonaro aiment son franc-parler et ses opinions sur les armes à feu, les valeurs familiales et l'armée. Mais, ses opposants pointent du doigt certains de ses discours. Par exemple, le président brésilien avait expliqué un jour qu'une députée était «trop moche» pour être violée ou encore, qu'il serait «incapable d'aimer un fils homosexuel».
Pour dénoncer le comportement du chef de l'État brésilien, les manifestants argentins ont brandi le hashtag #elenao, signifiant «non pas lui» en portugais, devenu un symbole du mouvement antifasciste.
Jair Bolsonaro est à Buenos Aires pour rencontrer son homologue argentin Mauricio Macri. Cette rencontre a pour but la négociation des réductions de droits de douane pour les pays membres de la communauté économique du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay et Venezuela).
![La diffusion du spot en question, qui visait à attirer une clientèle jeune et mettait en scène plusieurs jeunes acteurs noirs et une transsexuelle, avait commencé au début du mois[Miguel SCHINCARIOL / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/000_1fr3fu.jpg?itok=B32yfV25)
![De nombreux élus et associations LGBT ont dénoncé les propos du président, s’inquiétant de leurs conséquences.[Miguel SCHINCARIOL / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/jair-bolosonaro-homophobie.jpg?itok=4kMcnB-Z)