Un clip de campagne de Poutou s'en prend à l’équipe d’«On n'est pas couché»

Par
Mis à jour le Publié le

Alors que la campagne officielle a débuté ce lundi 10 avril, le candidat du NPA à la présidentielle a frappé fort avec une parodie de son passage sur le plateau de Laurent Ruquier.

Son interview dans «On n'est pas couché», le 25 février 2017, avait provoqué la colère de beaucoup d'internautes. Il était reproché aux chroniqueurs d'être pris d'un fou rire alors que le sujet ne prêtait pas à la rigolade : il s'agissait de la lutte contre le chômage.

L'hilarité de Vanessa Burggraf (à partir de 4:44 sur la vidéo ci-dessous) avait été considérée comme une preuve du mépris des médias envers les «petits candidats».

«Je ne savais pas qu'on pouvait rire de ça à ce point-là»

Philippe Poutou a donc réutiliser cette séquence dans cette parodie. L'emission devient «On n'est pas touché», et réutilise quasiment mot pour mot l'échange entre le candidat, la chroniqueuse et l'animateur. La vidéo tacle aussi la question du temps de parole. Le présentateur, dès le début, indique à Philippe Poutou : «C'est votre temps de parole, vous allez pouvoir nous dire quel est votre projet pour la société qui est, je crois, révolutionnaire».

Ce projet, le candidat du NPA ne pourra pas le présenter, puisqu'il est interrompu par le fou rire des chroniqueurs. «Je ne savais pas qu'on pouvait rire de ça à ce point-là», arrive à placer Philippe Poutou. Rapidement, le «faux» Laurent Ruquier lui indique : «Votre temps de parole est dépassé. Nous rendons l'antenne».

Un amateur des parodies

Ce n'est pas la première fois que Philippe Poutou parodie une émission de télévision à des fins politiques. En 2012, il utilisait «Questions pour un champion», qui devenait «Questions pour une élection».

Le franc parler dont fait preuve le candidat avait également été pointé du doigt lors du premier débat réunissant les onze candidats à la présidentielle, le 4 avril 2017. Il avait, entre autres, accusé François Fillon de «piquer dans les caisses publiques», et Marine Le Pen de ne s'être pas rendue à sa convocation par les juges concernant une affaire d'emplois fictifs au parlement européen.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles