Conférence de presse de Blaise Matuidi et Antoine Griezmann : ce qu'il faut retenir

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A deux jours de la finale de Coupe du monde entre la France et la Croatie, Blaise Matuidi et Antoine Griezmann ont répondu aux questions des journalistes en conférence de presse. Voici ce qu'il faut retenir.

BLAISE MATUIDI

Comment battre la Croatie ?

On doit jouer notre jeu comme on a fait jusqu’à présent notamment dans les matches à élimination directe. On sait bien défendre ensemble, on est très forts en attaques rapides mais on sait aussi jouer en attaque placée. Il faudra être concentré car c’est une équipe de haut niveau avec des joueurs de grande expérience...

La Croatie a déjà joué 3 prolongations. Est-ce un avantage pour vous ?

On n’y pense pas. Contre l’Angleterre on avait l’impression qu’ils jouaient leur premier match, c’était assez incroyable. On s’attend à un match difficile. 

Avez-vous envie d’être déjà à dimanche ou êtes-vous nostalgique de quitter Istra ?

On a passé de bons moments, certains que vous pouvez voir, d’autres non heureusement. C’est la compétition où je me sens le mieux. J’aurais pu encore rester des mois et des mois tellement on est bien ensemble.

Que pensez-vous des critiques sur Olivier Giroud ?

Olivier il est là depuis un moment. C’est un joueur très important pour le groupe, un cadre, on est très content de sa Coupe du monde. Il ne marque pas mais il aide beaucoup offensivement et défensivement. Les critiques ne sont pas justifiées...

Quelle est la part de responsabilité de Didier Deschamps dans votre parcours ?

Il est là depuis 2012. Il a su créer un groupe à son image. C’est lui le patron, le chef du navire, il a fait de grandes choses en tant que joueur en tant qu’entraîneur aussi. Il a toujours eu cette rigueur, cette façon de diriger. S’il a autant de bons résultats ce n’est pas anodin. 

Existe-t-il une identité italienne dans jeu français ?

C’est vrai qu’on a un style de jeu qui nous convient bien...moi je m’y retrouve car ça ressemble un peu à ce que je vis en club à la Juve. 

Comment éviter de se voir gagnant avant même d’avoir joué la finale, comme à l’Euro 2016 ?

On n’a pas le même groupe. Il y a deux ans, il était plus jeune et plus insouciant. Cette défaite nous a servis. Après l’Allemagne on a été un peu trop euphoriques, l’environnement a joué mais aujourd’hui on a l’expérience et on va essayer de s’en servir pour aller jusqu’au bout.

Comment dort-on avant une finale ?

Pour l’instant bien, j’espère que ça va continuer. C’est un rêve d’enfant de pouvoir disputer une finale, elle et tellement proche cette coupe...c’est le match de notre vie. 

A deux jours d’un tel événement, l’insouciance peut-elle se transformer en pression pour les plus jeunes ?

On a vu que les plus jeunes entre guillemets ont beaucoup de maturité. La pression doit être là mais elle ne doit pas nous inhiber. C’est ce qui nous a permis jusqu’à présent d’être efficace.

Avez-vous évacué la déception de 2016 ?

Oui, les larmes ont séché mais c’est encore dans un petit coin de la tête et tant mieux car ça doit servir pour dimanche. Même si je n’aime pas ressasser le passé, aujourd’hui on sait ce que c’est qu’une finale donc on va l’aborder différemment. 

Êtes-vous préparés à jouer la prolongation et aux tirs-aux-but ?

On se prépare à tout! C’est la gagne qui compte. 

Le duo Kante-Pogba paraît infranchissable…

Ils se complètent super bien et couvrent un maximum de terrain. Ils font un travail énorme. Paul a appris et progresse en défense. Il récupère vite le ballon. Kante reste un maître de la récupération, un monstre pour couvrir le terrain en entier. Les attaquants nous aident aussi beaucoup dans la récupération.

La notion de sacrifice semble primordiale dans cette équipe de France…

Oui, c’est notre grande force. On a 23 guerriers dans ce groupe. Même ceux qui jouent moins sont irréprochables. C’est l’état d’esprit d’une famille qui est né....

Kylian Mbappé est incroyable depuis le début du tournoi. Que pensez-vous de sa progression fulgurante ?

Kylian a de grosses qualités dans la percussion. Il dégage beaucoup de forces et c’est un danger permanent pour les adversaires. Plus on avance dans compétition, plus les adversaires ont un œil sur lui. Donc ça libère des espaces pour les autres. 

Antoine Griezmann

Pourquoi ce groupe France est si particulier ?

On s’y sent comme dans la vie de tous les jours. Il y a des remplaçants qui ne boudent pas, des jeunes bien intégrés… Les joueurs, le staff médical et le coach ont tous le même objectif.

Durant l’Euro 2016 vous étiez le héros de la nation, aujourd’hui c’est différent. Vous avez des frustrations ?

En étant meilleur buteur en 2016, on a perdu, donc je me suis dit que j’allais mettre moins de buts pour voir si ça marche ! J’ai conscience d’avoir un rôle dans les moments forts, si je marque tant mieux mais je pense avant tout à l’équipe.

Que penses-tu de la prestation d’Hugo Lloris ?

Il reçoit des critiques parfois injustes. CR7 et Messi sont aussi parfois critiqués, alors que ce sont les meilleurs joueurs au monde. Ça nous fait du bien d’avoir un gardien comme ça.

On vous demande d’avoir un certain esprit de sacrifice. Comment le staff a-t-il fait passer le message ?

On vit bien ensemble donc ça aide pour faire les efforts pour les autres. On s’est dit qu’il fallait être un bloc solide et aujourd’hui on est une équipe dure à battre.

Comment as-tu vécu la finale avec l’Atletico ?

Ça fait du bien de gagner une finale, j’en avais joué deux et je les ai perdus. La troisième, ce n’était pas possible.

Peux-tu expliquer le rituel de toucher les moustaches d’Adil Rami avant le match ?

Je pense qu’il le vit bien, je l’ai fait à partir des quarts et ça a porté chance donc on va continuer.

Que penses-tu de l’attitude de Pogba durant cette Coupe du monde ?

Le fait d’être capitaine à Manchester l’a aidé. Il parle plus et motive les troupes. Dans le jeu il n’a pas trop changé, c’est votre regard qui a changé, vos commentaires.

Qu’avez-vous appris de vous dans cette compétition ?

Que je reste le même, je joue à Fortnite toute la journée, je bois mon mate, c’est ça que j’aime chez moi.

On entend des critiques sur le jeu défensif pas très séduisant de la France. Ça ne te déranges pas d’être un champion du monde avec un jeu «moche» ?

Non je m’en fous, je veux mon étoile, si on l’a je m’en fous qu’on dise que notre jeu est moche !

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