Education : les robots remplaceront-ils les profs ?

Pepper est l'un des robots phares du milieu enseignant. [© Softbank Robotics]

La classe de demain sera-t-elle assurée par un androïde ? A l'heure du manque d'enseignants dans certaines écoles et du développement de l'IA, la place des robots dans le quotidien de nos enfants est une solution déjà expérimentée dans le domaine de l'éducation.

«Le robot ne remplacera jamais un professeur, mais il peut devenir un bon compagnon», souligne Jean-Luc Metaireau, responsable de la partie éducation chez Softbank Robotics. La société est aujourd'hui à la pointe dans ce domaine, avec ses célèbres robots Pepper et Nao, dont plus de 25.000 unités peuplent déjà la planète.

Bouille ronde, visage souriant, regard curieux et toujours bavard, Pepper et Nao ne passent pas inaperçus à côté du bureau du professeur. Et leur allure a particulièrement été étudiée.

«Leur design a été pensé pour qu'ils soient le plus aisément acceptés par leur entourage. Car plus un robot va ressembler à un humain, plus il y a un rejet. Il faut néamoins qu'il conserve des caractéristiques humaines (des mains, des yeux...), afin qu'il reste aisé d'interagir naturellement avec lui. Pepper a surtout la faculté d'attirer l'attention et de la conserver, un facteur important vis-à-vis des élèves», explique Jean-Luc Metaireau.

Une solution pour aider l'enseignement

Si pour l'heure, Nao intervient principalement pour accompagner l'enseignement du code informatique dans différents pays, certains enseignants et élèves s'emparent déjà de cet androïde avec des projets ambitieux. C'est par exemple le cas pour Pepper qui va gérer seul un quiz avec les élèves en leur posant des questions programmées par l'enseignant, tandis que les étudiants peuvent y répondre directement par le biais d'une application avec leurs smartphones. Un exemple qui permet au professeur de savoir en temps réel si tout la classe est au même niveau par rapport au cours précédent.

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Certains établissements spécialisés misent également sur le robot Nao. Un modèle plus petit qui joue un rôle précieux auprès des enfants autistes. «Nao attire la curiosité de ces enfants, dont le comportement s'en trouve désinhibé. En outre, un robot peut répéter à volonté des informations, toujours sur le même ton et sans s'agacer», précise Jean-Luc Metaireau.

Un avenir plus polyvalent

Parallèlement, Nao et Pepper profitent de mise à jour régulières, imaginées par les enseignants des établissements scolaires où ils résident. Et c'est aussi la grande force des robots, dont on imagine un futur où ils seront capables de suivre les programmes scolaires, avec une réactualisation de leurs connaissances.

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«Dans une 2e phase, les robots ne seront plus seulement utilisés dans le cadre de matières liées aux sciences (maths, programmation...). Ils pourront par exemple intervenir dans l'apprentissage des langues vivantes. Plus loin, on pourra même imaginer que l'enseignant, assisté par un robot, puisse s'éloigner de son rôle classique au sein d'une classe, pour devenir davantage un coach, qui se focalisera sur les difficultés que rencontrent certains élèves», prédit Jean-Luc Metaireau.

Et si déjà certains conseils départementaux et régionaux s'y intéressent pour les collèges et les lycées, deux défis de taille restent encore à relever pour les robots : être acceptés par la société et fournir un contenu riche et adapté.

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