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Mythos : quelle est cette IA qui fait trembler les Etats-Unis et même son créateur ?

La start-up a expliqué que, sans intervention pour combler ces failles, son IA pourrait être utilisée à des fins malveillantes. [REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/File Photo]

Conçue par la start-up Anthropic, l'intelligence artificielle «Mythos» suscite l'inquiétude des Etats-Unis et de l'Union européenne. Capable de déceler des failles de sécurité jusque-là indétectables, celle-ci est dans le viseur des plusieurs pays et organisations. 

Une intelligence artificielle qui fait de plus en plus parler. La start-up Anthropic a annoncé le 7 avril dernier une collaboration avec plusieurs grands acteurs de la cybersécurité pour combler des milliers de failles informatiques identifiées par son nouveau modèle d'IA Mythos, avant le lancement officiel de l'interface.

Celle-ci serait en capacité de repérer et déceler des failles dans la sécurité dans des programmes accessibles en ligne. Une réunion de hauts responsables financiers américains s'est tenue la semaine dernière pour évaluer les implications en matière de cybersécurité du nouveau système. Cette session a rassemblé des patrons de grandes banques, le ministre américain des Finances Scott Bessent et le président de la banque centrale des États-Unis (Fed) Jerome Powell. 

Un report de son dernier modèle 

En gage de bonne volonté, Anthropic a reporté en début de semaine la commercialisation de sa nouvelle IA Mythos, le temps de combler des milliers de failles informatiques identifiées par l'interface dans des programmes accessibles en ligne. 

La start-up a expliqué que, sans intervention pour combler ces failles, son IA pourrait être utilisée à des fins malveillantes par des pirates informatiques.

L'Union européenne s'est inquiétée des risques pour la cybersécurité que pourrait poser Mythos. «Un nouveau modèle d'IA est sur le point d'être déployé. Il comporte certains risques, et nous avons besoin d'informations à ce sujet. C'est pourquoi nous avons contacté la plate-forme Anthropic», a déclaré à la presse Thomas Regnier, porte-parole de l'UE sur les questions numériques, le 16 avril dernier.

De son côté, le gouvernement britannique a quant à lui alerté dans une lettre ouverte les entreprises sur les risques de cybersécurité posés par des modèles d'intelligence artificielle (IA) toujours plus performants, en référence notamment aux dernières créations d'Anthropic et d'OpenAI.

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