Jean-Paul Gaultier, l'art de la liberté

Campagne publicitaire de la collection Frida Kahlo, prêt-à-porter printemps-été 1998.[Jean-Paul Gaultier]

Celui que la presse a baptisé "l'enfant terrible de la mode" voit ses plus belles créations exposées au Grand Palais. Un hommage à son audace et sa folie.

 

Il y a évidemment les inoubliables. La marinière moulant des biceps gonflés, les seins coniques de Madonna, les jupes pour hommes et les robes de mariée finales…Le tout installé au Grand Palais, qui consacre, pour la première fois, un couturier.

Pourtant, il s’agit moins d’une rétrospective classique du travail de Jean Paul Gaultier que d’une ode à sa liberté, à son humour niché dans une coupe ou un accessoire inattendu.

 

Façonneur d'une beauté nouvelle

Biberonné à la télévision, au cabaret et au péplum, JPG a toujours gardé la même ligne. On disait que la culture pop était de mauvais goût ? Lui l’a célébrée, jusqu’à anoblir kitsch et punk. Que la mode était cadenassée sur d’inaccessibles mannequins à la taille ultra-fine ? Il a mis sur le podium toutes les silhouettes et couleurs de peau, inventant une beauté nouvelle, "de traviole" selon ses mots, du côté de la rue.

Mâles musclés mais vulnérables, amazones corsetées et tentatrices, Gaultier a su épingler son époque, l’œil aiguisé et farceur, appliqué et jamais ennuyeux.

 
 
Jean Paul Gaultier, jusqu’au 3 août, Grand Palais (8e).

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