Que penser du nouveau Tarantino : «Once upon a time... in Hollywood»

Leonardo DiCaprio et Brad Pitt se donnent pour la première fois la réplique à l'écran. Leonardo DiCaprio et Brad Pitt se donnent pour la première fois la réplique à l'écran. [Sony Pictures]

Le très attendu «Once upon a time… in Hollywood», neuvième long métrage de Quentin Tarantino, sort ce mercredi 14 août sur les écrans. Présenté en mai dernier à Cannes, le film célèbre l’âge d’or du cinéma hollywoodien et réunit un casting cinq étoiles.

CNEWS avait eu la chance de voir ce long métrage de près de trois heures lors de sa projection cannoise.

Le film réunit à l’écran Leonardo DiCaprio, dans le rôle de Rick Dalton, un acteur de westerns télévisés, en 1969, à Los Angeles, et sa doublure Cliff Booth, campée par Brad Pitt. Alors que la ville voit apparaître le mouvement hippie et le cauchemardesque Charles Manson, ces deux amis totalement perdus dans cette industrie du cinéma en pleine mutation, se noient dans la bière et les verres de whisky, et peinent à trouver des contrats. Non loin de la propriété de Rick Dalton, la jeune actrice Shanon Tate (sublime Margot Robbie), femme du réalisateur Roman Polanski, profite, quant à elle, de sa vie dorée au soleil.

Un vibrant hommage au cinéma

Avec «Once upon a time… in Hollywood», qui a divisé les spectateurs après son avant-première mondiale cannoise, Quentin Tarantino rend un vibrant hommage à l’âge d’or du cinéma hollywoodien - non sans une certaine nostalgie - et à tous les corps de métier qui œuvrent pour lui. Après cinq ans d'écriture, l'Américain a soigné sa mise en scène qui nous replonge immédiatement dans cette époque révolue, filmé avec soin cette vallée aux multiples décors et s'est attelé à un long et très réussi travail de reconstitution (et sans effets spéciaux !). Dans ce film en 35mm d'une durée de plus de 2h45, qui alterne entre séquences d'action et longs monologues - lesquels pourraient laisser quelques spectateurs sur le bord de la route -, on croise le chemin de Steve McQueen ou de Bruce Lee, totalement tournés en dérision.

Une œuvre personnelle

Quentin Tarantino ne manque pas non plus de glisser une multitude de références à ses propres films, comme «Reservoir Dogs», «Kill Bill», «Inglourious Basterds» ou «Django Unchained», ce qui devrait plaire à ses fans. Résolument vintage, tant par son traitement des couleurs que par son atmosphère, «Once upon a time... in Hollywood» est une œuvre personnelle, provoquante, violente, drôle, piquante et parfois... déroutante. Le tout est servi par une pléiade d'acteurs - pour beaucoup les plus bankable du moment à Hollywood - qui prennent un plaisir non dissimulé à se glisser dans la peau de ces personnages désuets, mais attachants.

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