Les 10 films les plus marquants des années 2010

En 2015, l'acteur Tom Hardy succède à Mel Gibson dans le quatrième volet de «Mad Max». Et c'est une réussite. En 2015, l'acteur Tom Hardy succède à Mel Gibson dans le quatrième volet de «Mad Max». Et c'est une réussite. [© Warner Bros. France]

En cette fin d’année 2019, l’heure est aux multiples classements, toutes catégories confondues. Et le cinéma n’y échappe pas. CNEWS a dressé sa liste - forcément subjective - des 10 meilleurs films de la décennie 2010. Et on se doute qu'il y aura des déçus.

«Mommy», de Xavier Dolan (2014)

Cette décennie aura été assurément celle de Xavier Dolan, ce prodige québécois révélé en 2009, à seulement 20 ans, sur la Croisette avec son premier film, «J’ai tué ma mère». En 2014, il revient au Festival de Cannes avec «Mommy», son cinquième long-métrage. Ce drame s'intéresse à la relation complexe entre une mère célibataire (Anne Dorval) et son fils violent, Steve (Antoine-Olivier Pilon). Ce binôme sera rejoint par une voisine étrange et mystérieuse (Suzanne Clément).

«Je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais», déclare le réalisateur et acteur quand il reçoit le prix du Jury. Une mise en scène originale, une bande-originale pop avec des tubes de Céline Dion et de l’émotion à foison : «Mommy» est aussi un succès en salles, et attire plus d’un million de spectateurs en France.

«Get out», de Jordan Peele (2017)

Chris et sa petite copine Rose forment un jeune couple mixte. La jeune femme, heureuse en ménage, décide de présenter son cher et tendre à ses parents, et l’entraîne chez eux dans leur charmante propriété. Peu à peu, Chris comprend que sa couleur de peau est un problème, et ses hôtes commencent à avoir des comportements étranges.

«Get Out» a bousculé le train-train des sorties cinématographiques en 2017 parfois pauvres en pépite. Entre film d'épouvante, comédie noire et satire sociale grinçante, le long métrage de Jordan Peele a fait mouche auprès de la critique qui y a trouvé un scénario loin d'être cousu de fil blanc, une ambiance oppressante et des interprètes brillants (Daniel Kaluuya, Allison Williams, Bradley Whitford, Catherine Keener). Cette production a décroché l’Oscar du meilleur scénario original en 2018.

«The Revenant», d’Alejandro Gonzalez Inarritu (2016)

Un an après l'étonnant «Birdman», le réalisateur mexicain emmène en 2016 les spectateurs dans les forêts profondes et enneigées d'Amérique du Nord en portant à l'écran l'histoire vraie d'un trappeur abandonné par ses équipiers après avoir été violemment attaqué par un ours. «The Revenant» est une histoire de vengeance, de lutte pour survivre en milieu hostile qui n'oublie pas d'évoquer la situation des Amérindiens.

Après avoir renoncé au découpage narratif caractéristique de ses précédentes réalisations, Inarritu use de longs plans-séquences qui, lorsqu'ils s'attardent sur la nature, font penser à certains penchants de Terrence Malick. «The Revenant» mérite amplement ses trois Oscars : meilleur photographie, meilleur réalisateur et meilleur acteur pour Leonardo DiCaprio.

«Intouchables», d’Eric Toledano et Olivier Nakache (2011)

Eric Toledano et Olivier Nakache ont ému la France, et le monde entier, en 2011, en filmant la belle amitié entre un milliardaire tétraplégique et un auxiliaire de vie de la banlieue parisienne qui pose ses valises dans son hôtel particulier pour prendre soin de lui. Cette comédie dramatique s’inspire de l’histoire vraie de l’homme d’affaires Philippe Pozzo di Borgo, qui est devenu handicapé après un tragique accident de parapente.

Avec 20 millions d'entrées dans le pays, «Intouchables» devient le deuxième plus gros succès d'un film français de tous les temps, derrière «Bienvenue chez les Chtis» (2008). Omar Sy reçoit également le César du meilleur acteur pour son rôle de Driss. Le long-métrage connaît même une adaptation aux Etats-Unis, «The Upside», avec Bryan Cranston et Kevin Hart.

«The Artist», de Michel Hazanavicius (2011)

Du jamais vu pour un long-métrage français. «The Artist», film muet en noir et blanc sorti en 2011 avec Jean Dujardin et Bérénice Béjo, a récolté au total quelque 80 récompenses, dont les Oscars de meilleur film, meilleur acteur, meilleur réalisateur et meilleure musique.

Il met en scène l'histoire de George Valentin, une vedette du muet qui sombre dans l'oubli n’ayant pas réussi à prendre le virage du cinéma parlant. La jeune actrice Peppy Miller, l'une de ses plus grandes fans, rencontre, quant à elle, le succès dans les premières créations parlantes. «The Artist» a également fait l’objet d’un livre paru en 2012 aux éditions La Martinière.

«Gravity», d’Alfonso Cuaron (2013)

En mission à 600 kilomètres d’altitude, Matt Kowalski (George Clooney) et l’ingénieur Stone (Sandra Bullock) effectuent ce qu’ils croient être une banale opération de maintenance. Leur vaisseau est alors pulvérisé par une nuée de débris. Jetés dans le vide - et le spectateur avec -, les deux astronautes vont alors se confronter au froid galactique. L’angoisse monte, et les premières minutes resteront longtemps gravées dans l’histoire du cinéma. La silhouette de Sandra Bullock s’éloigne de la caméra en tournant et s’enfonce dans l’infini. Y a-t-il encore un espoir ?

Prenant, le film est une formidable prouesse technologique. Après un tournage titanesque de quatre ans et demi, et des animations 3D à la limite de la perfection, «Gravity» réussit à placer le spectateur dans le casque, et la peau des astronautes. Auteur d’un autre phénomène 3D avec «Avatar», James Cameron a avoué à l’époque, au magazine Variety, «avoir été absolument terrassé. Je pense que c’est le meilleur film sur l’espace jamais réalisé». Et le long-métrage remporte sept Oscars, dont celui du meilleur réalisateur pour Alfonso Cuaron.

«Star Wars VII: le réveil de la force» (2015)

Près de quarante ans après «La guerre des étoiles», J.J. Abrams offre une vraie suite à la saga culte, en 2015. Un événement cinématographique historique et un challenge relevé haut la main par le réalisateur. Parce que la force est sans doute avec le réalisateur américain qui avait déjà fait renaître avec succès la franchise «Star Trek» au cinéma. On pouvait quand même douter de sa capacité à donner une suite à l'imaginaire Star Wars créé en 1977 par George Lucas, surtout au sein du mastodonte Disney.

Combats aériens entre X-Wings et chasseurs Tie, duels au sabre-laser, effets sonores et maîtrise de la force, tous les incontournables sont au rendez-vous. Avec une fidélité assumée à la trilogie d’origine, une mise en scène remarquable et des personnages charismatiques – anciens ou nouveaux -, ce septième épisode au cours duquel le Premier Ordre cherche à mettre la main sur Luke Skywalker, le dernier Jedi encore vivant, a gagné ses lettres de noblesse.

«Interstellar», de Christopher Nolan (2014)

Deux ans après «The Dark Knight Rises», dernier épisode de sa trilogie sur Batman, le cinéaste britannique livre, en 2014, une odyssée SF aussi grandiose qu’émouvante. Dans un futur proche, alors que l’humanité est menacée par une crise écologique sans précédent, Cooper, producteur de maïs, élève son fils et sa fille au côté du père de sa défunte épouse. Un jour, cet ancien pilote de navettes se retrouve au sein même d’un des laboratoires de la Nasa. Le professeur Brand lui propose de collaborer à une mission secrète : faire équipe avec des scientifiques pour partir aux confins de l’espace, grâce à des failles spatio-temporelles et trouver des planètes susceptibles d’accueillir la race humaine.

Porté par un casting époustouflant au premier rang duquel on trouve Matthew McConaughey, ce blockbuster aux effets spéciaux grandioses n’en oublie pas pour autant d’être réaliste et d’évoquer les grands sujets écologiques de notre époque. Philosophique aussi, «Interstellar» s’interroge sur la place et le rôle de l’homme dans l’Univers. Les fans d’«Inception» retrouvent en outre les effets de mise en abyme chers à l’enfant chéri d’Hollywood.

«Mad Max : Fury Road», de George Miller (2015)

Présenté en avant-première et hors compétition au Festival de Cannes en 2015, «Mad Max : Fury Road» prouve que l’Australien George Miller peut réinventer le genre, trente ans après le dernier volet de sa saga post-apocalyptique. Dans ce quatrième chapitre, avec au programme du sang, du sable et des courses-poursuite impressionnantes, l’acteur Tom Hardy réussit à nous faire oublier Mel Gibson qui interprétait le héros depuis le début, en 1979. Il partage l’affiche avec Charlize Theron qui ose la boule à zéro pour incarner l’Impératrice, prête à sauver les femmes dans le désert. Le film est récompensé de six Oscars.

«La reine des neiges», de jennifer lee et chris buck (2013)

A moins d’avoir été séquestré dans une cave depuis 2013, personne n’a pu échapper au phénomène de «La Reine des Neiges» et à son refrain entêtant «Libérée, délivrée». Cette adaptation du conte éponyme de Hans Christian Andersen, produit par Disney, a été le film d’animation le plus rentable de tous les temps avec 1,2 milliard de dollars de recettes, jusqu’à la sortie du remake de «Roi Lion» de Jon Favreau en juillet 2019 qui a engendré pas moins de 1,3 milliard de dollars. Mais «La Reine des Neiges 2», actuellement sur les écrans, pourrait bien changer la donne puisque cette suite cumule déjà plus de 920 millions de recettes. Attention, Elsa, Anna et leurs copains ne veulent pas qu’on les oublie sur la banquise.

Bonus

«The Grand Budapest Hotel» de Wes Anderson (2014), «Moonlight» de Barry Jenkins (2017), «Avengers : Endgame» de Joe et Anthony Russo (2019), ainsi que «Joker» de Todd Phillips, reçoivent par ailleurs une mention spéciale de la part de certaines journalistes de la rédaction. Ces derniers avouent rester perplexes quant au choix des films sélectionnés dans ce classement. Et vous, qu'en pensez-vous ?

 

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