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Monsieur Aznavour : on a vu le biopic sur Charles Aznavour, et voici ce qu'on en a pensé

Biopic réalisé par Mehdi Idir et Grand Corps Malade, «Monsieur Aznavour» retrace la carrière du chanteur, de son enfance à son succès international. Sortie prévue ce mercredi en salle.

La belle illusion. Le film «Monsieur Aznavour» débarque en salle ce mercredi. Réalisé par Mehdi Idir et Grand Corps Malade, il propose aux spectateurs de retracer la carrière d’un monument de la chanson française qui, à force de travail et de persévérance, a réussi à devenir un artiste de renommée internationale, dont les plus grands succès sont à jamais gravés dans la mémoire collective.

De son enfance dans une famille modeste à la gloire mondiale, en passant par ses rencontres avec Pierre Roche ou encore Edith Piaf, tout comme les aléas de sa vie privée, «Monsieur Aznavour» tente, autant que possible, de traiter la majorité des moments clefs de la vie très dense de l’artiste, décédé le 1er octobre 2018 à l’âge de 94 ans. Mais c’est surtout la performance irréelle de Tahar Rahim dans la peau de l’artiste qui retient l’attention à l’écran.

Une interprétation magistrale

Alors qu’il n’était pas impliqué dans le processus du casting au premier abord, c’est par l’intermédiaire de son ami Jean-Rachid, producteur et gendre de Charles Aznavour, que le comédien de 43 ans va se retrouver en course pour un rôle qui va devenir un défi personnel, au fur et à mesure qu’il s’intéresse à la vie du chanteur.

«Je tombe des nues parce que je ne vois aucun lien physique. Je ne suis pas chanteur du tout. Je suis extrêmement sceptique et puis je regarde plein d'archives, de documentaires, j'écoute des chansons, ça commence à m'exciter. Le challenge a pris le dessus sur la crainte», expliquait-il à nos confrères de Télé Loisirs. Une fois le rôle obtenu, Tahar Rahim va se plonger corps et âme dans son travail de mimétisme, que ce soit la gestuelle ou le timbre de sa voix, mais aussi le chant. Et ce malgré le fait qu’un imitateur était prévu par la production.

«Oui, c’est moi qui chante. Il faut savoir que dans les biopics musicaux, on prend un imitateur. Moi, j’ai dit : 'Vous l’avez, très bien. Mais je vais quand même tout chanter. Et vous l’avez, vous le collerez dessus. Mais je veux quand même tenter. On verra !’», confiait-il au magazine «Sept à Huit» sur TF1 en septembre dernier. «Je prends 6 à 8 heures de cours de chant par semaine, non-stop pendant 6 mois. J’arrête pas, j’arrête pas, j’arrête pas. Et mon coach me dit, à un certain stade : ‘Je pense que tu peux le faire, toi. J’ai écouté l’imitateur, je pense que tu peux le faire’», avait-il expliqué, avant de révéler qu’un mixage sonore avait toutefois été nécessaire à certains moments.

«On se rend compte que dans les graves, c’est quand même assez proche. Quand j’ai réussi à atteindre les aigus de Charles, ma voix était trop proche de moi et pas assez de la sienne. C’est à cet endroit-là qu'ils ont dû mixer les aigus parce que c’était difficile d’atteindre exactement le même timbre que lui. Mais tout le reste, oui, c’est moi qui chante», avait-il précisé.  

Une vie, une œuvre

Le film «Monsieur Aznavour» est un hommage saisissant à un artiste incontournable de la culture française, dont les parcours, artistique et personnel, forcent le respect tant ils ont été semé d’embûches, sans que cela ne l’empêche de concrétiser ses rêves les plus fous, au nez et à la barbe de ses détracteurs, qui furent nombreux au début de sa carrière à critiquer ce fils de réfugiés de petite taille, pas particulièrement beau et à la voix voilée.

Les fans de la première heure pourront être frustrés par certains raccourcis – nécessaires tant sa vie a été riche – et autres omissions qui s’imposaient pour proposer un récit d’un peu plus de deux heures. Ce long métrage se découvre toutefois avec un plaisir immense pour ceux qui apprécient l’artiste et ses chansons, avec des moments d’émotion intenses au gré de ses échecs et de ses réussites. Un film essentiel à découvrir au cinéma à partir de ce mercredi.

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