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«Kraven The Hunter» : on a vu le film avec Aaron Taylor-Johnson, et voici ce qu'on en a pensé

En salles ce mercredi, «Kraven The Hunter» voit Aaron Taylor-Johnson rejoindre l’écurie Marvel par l’intermédiaire du Sonyverse, avec ce film centré sur l’origine de ce supervilain opposé à Spider-Man dans les comics. 

Une entrée compliquée. Célèbre opposant de Spider-Man dans les comics Marvel, «Kraven, The Hunter» débarque sur grand écran ce mercredi avec un Aaron Taylor-Johnson à la musculature saillante dans le rôle principal. Le comédien de 34 ans fait, grâce à ce film, son entrée officielle dans le MCU à travers le Sonyverse, le monde dominé par l’homme araignée. 

Le long métrage de J.C. Chandor est une «origin story» sur la manière dont Sergeï Kravinoff, fils du malfrat Nikolai Kravinoff, et frère de Dmitri Kravinoff, va hériter de ses pouvoirs surhumains lors d’une partie de chasse en Afrique. Après une confrontation sanglante avec Zar, le lion le plus redoutable de la savane, le jeune garçon laissé pour mort va être secouru par Calypso, une jeune fille qui a en sa possession une potion capable de ramener à la vie la personne qui l’ingurgite, et de lui procurer des capacités extraordinaires. Une force que Kraven va mettre au service d’une vengeance personnelle. 

De l’action, et rien d’autre 

Les amateurs de film d’action pure ne seront pas déçus devant «Kraven, The Hunter». Aaron Taylor-Johnson saute dans tous les sens – du haut des immeubles, dans les arbres ou sur des voitures lancées à pleine vitesse – et court comme un dératé à la poursuite de ses «proies» tout au long du film. Sa principale motivation est de s’émanciper de son père, et de rectifier tout le mal que ce dernier a pu faire. 

Malheureusement, «Kraven, The Hunter» – contrairement à son héros – souffre de deux handicaps majeurs. Le premier concerne le scénario, et le manque total de vraisemblance de ce qui se déroule à l’écran. Oui, on est dans un film super-héroïque. Mais un minimum d’effort pour tenter de donner du sens aux événements qui s’enchaînent à l’écran, en évitant le plus possible les raccourcis (parfois grossiers), ne semble pas avoir été une priorité au moment de bâtir l’histoire. 

Le second tient dans les effets spéciaux, qui laissent un goût d’inachevé et tirent inexorablement vers le bas le rendu général du film. On peut aussi avoir une pensée pour Aaron Taylor-Johnson qui, malgré ses efforts, ne parvient jamais à donner un quelconque relief au personnage principal, ni à créer un lien émotionnel avec le spectateur. 

Selon la rumeur, «Kraven, The Hunter» doit servir de première étape à l’introduction des «Sinister Six», le célèbre collectif de supervilains (Vautour, Docteur Octopus, l’Homme-Sable, le Rhino, Chameleon ou encore Venom) qui tentent d’unir leurs forces pour éliminer l’homme-araignée dans les comics, dans le Sonyverse. Étant donné les premières critiques, très sévères envers le film, on peut redouter que ce projet soit mis à mal si le public venait à bouder les aventures de Kraven. 

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