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Voici la photo qui a remporté le prix du public du Wildlife Photographer of the Year 2024

Cette image a remporté la majorité des votes sur plus de 76.000 suffrages exprimés. [©Ian WOOD/Wildlife Photographer of the Year]

Le prix du public du Wildlife Photographer of the Year a été remporté par Ian Wood, pour son exceptionnelle photo d'un blaireau qui semble regarder un graffiti de Banksy figurant un congénère, mettant en lumière l'interaction entre la nature sauvage et le monde des hommes.

Les organisateurs du Wildlife Photographer of the Year (WPY) ont annoncé le 5 février, le lauréat de la 10e édition du prix du public, à savoir le photographe britannique Ian Wood. Celui-ci a été récompensé pour «No Access», une photo d'un blaireau qui semble s'être arrêté pour observer une œuvre du célèbre street artiste Banksy, représentant un congénère armé, scène éclairée par l'unique lumière d'un lampadaire, dans une rue de St Leonards-on-Sea, en Angleterre. 

Le Britannique a décroché l'unique prix à ne pas être décerné par le jury international de ce célèbre concours photographique de nature, organisé par le Muséum d'histoire naturelle de Londres (Natural History Museum).

L'image de Ian Wood est arrivée en tête du vote du public parmi les 25 images finalistes sélectionnées par le Muséum d'histoire naturelle de Londres et le jury du concours. Cette année, une participation record a été enregistrée par les organisateurs, avec plus de 76.000 votes par internet émanant du monde entier. 

«No Access» ©Ian WOOD/Wildlife Photographer of the Year

«Capturée au bon moment, l'image de Ian offre un aperçu unique de l'interaction entre la nature et le monde humain, soulignant l'importance de comprendre la faune urbaine. Cette photographie exceptionnelle nous rappelle avec force que la nature et la faune locales, qui se trouvent souvent juste autour de nos habitations, peuvent nous inspirer et nous émerveiller», a déclaré Douglas Gurr, directeur du Muséum d'histoire naturelle.

«Après que des habitants de St Leonards-on-Sea, en Angleterre, ont laissé des restes de nourriture sur le trottoir à l'intention des renards, j'ai remarqué que les blaireaux d'une colonie voisine venaient également y chercher de quoi satisfaire leur faim. Ayant vu un de ces mustélidés marcher sur le trottoir près de ce mur tard dans la nuit, j'ai décidé de le photographier en installant une petite cache sur le bord de la route pour prendre ma photo. Eclairé par la seule lumière d'un lampadaire, le blaireau se promenait, semblant jeter un coup d'œil sur le graffiti de Banksy représentant un congénère, dessiné juste au-dessus de lui», a narré Ian Wood à propos de son cliché. 

«Depuis que ma photo a été sélectionnée parmi les finalistes pour le prix du public, l'amour des blaireaux s'est répandu de façon extraordinaire. Apprendre qu'elle a gagné est une véritable leçon d'humilité. Cependant, cette image a un côté plus sombre. Je vis dans le Dorset rural où je suis en mission de réensauvagement pour améliorer les habitats d'un grand nombre d'espèces sauvages. L'abattage des blaireaux par milliers, toujours en cours, a décimé leur population et je crains qu'à moins d'y mettre un terme, nous ne verrons plus de blaireaux qu'en milieu urbain dans plusieurs régions d'Angleterre. J'espère que cette image sensibilisera le public à l'effet néfaste de l'abattage de ces animaux et de contribuer à faire changer les choses», a-t-il déclaré.

 Quatre autres photos récompensées

Outre le lauréat du prix du public du Wildlife Photographer of the Year 2024, les organisateurs de la compétition ont dévoilé les quatre images «hautement recommandées», à avoir été plébiscitées par les votes des internautes. Tout d'abord, on retrouve une image du photographe chilien Francisco Negroni, qui a immortalisé un double nuage lenticulaire, illuminé à la tombée de la nuit par la lave émise par le volcan Villarica, au Chili.

«Earth and Sky» ©Francisco NEGRONI/Wildlife Photographer of the Year

Ensuite, il y a la photo du Canadien Jess Findlay, qui a capturé une chouette effraie qui part à la chasse en s'envolant d'un grenier à foin d'une grange abandonnée, près de Vancouver, au Canada.

«Edge of the Night» ©Jess FINDLAY/Wildlife Photographer of the Year

Puis, on trouve le cliché de Michel d'Oultremont. Le photographe belge a saisi une hermine qui observe son territoire, parfaitement camouflée dans un paysage enneigé en Belgique.

«Whiteout» ©Michel D'OULTREMONT/Wildlife Photographer of the Year

Enfin, la dernière photo «hautement recommandée» est l'œuvre du Britannique David Northall. Celle-ci montre un ratel ensanglanté et blessé qui revient à la charge pour achever un porc-épic du Cap qui s'était vaillamment défendu.

«Spiked» ©David NORTHALL/Wildlife Photographer of the Year

Ces quatre images ainsi que la photo victorieuse de Ian Wood vont rejoindre les 100 lauréats du concours général de la 60e édition du Wildlife Photographer of the Year, révélés en octobre dernier et présentés dans le cadre de l'exposition «Wildlife Photographer of the Year», qui se tient jusqu'au 25 juin 2025, au sein du Musée d'histoire naturelle de Londres.

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