Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Paris : voici les expositions à voir absolument en 2026

Cette année, le chef-d’œuvre «Bal du moulin de la Galette» (1876), de Renoir, fête ses 150 ans. [©Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt]

Henri Matisse, Auguste Renoir, Michel-Ange, Martin Parr... Pour vous aider à planifier vos prochaines sorties culturelles, voici les rendez-vous à ne pas manquer en 2026 dans la capitale. 

«Matisse, 1941-1954»

© Service de la documentation photographique du MNAM - Centre Pompidou, MNAM-CCI Henri Matisse, Nu bleu II, 1952

Du pinceau aux ciseaux. Le Grand Palais met en lumière les dernières années de la carrière d’Henri Matisse, cette «seconde vie», comme il aimait lui-même la nommer, qui s’ouvre en 1941, après sa guérison d’un cancer du côlon, et se poursuit jusqu’à sa disparition en 1954. L’exposition explore cette période foisonnante et novatrice à travers plus de 230 œuvres : peintures, dessins, vitraux et un ensemble exceptionnel de gouaches découpées, peuplées d’oiseaux, de végétaux et de formes féminines. Parmi les pièces phares exposées figurent «La Tristesse du roi», «Zulma», «La Danseuse créole» ou encore les célèbres «Nus bleus». Sans oublier les panneaux monumentaux de «La Gerbe» et des «Acanthes», et les principaux éléments du programme de la Chapelle du Rosaire de Vence (Alpes-Maritimes), décorée par Henri Matisse pour les sœurs dominicaines.

«Matisse, 1941-1954», jusqu'au 26 juillet 2026, Grand Palais (Paris 8e).

«Michel-Ange Rodin. Corps vivants»

© Musée du Louvre, dist. GrandPalaisRmn Hervé Lewandowski/Musée Rodin. Christian Baraja

Au musée du Louvre, l’exposition «Michel-Ange Rodin. Corps vivants» orchestre un face-à-face saisissant et inédit entre deux maîtres de la sculpture occidentale. Trois siècles les séparent, mais une même obsession les unit : saisir l’élan intérieur du corps, donner chair à l’âme. De la Renaissance aux prémices de la modernité, près de 230 œuvres - marbres, bronzes, plâtres, terres cuites - se répondent dans les allées. Parmi les pièces majeures, figurent «L'Esclave mourant» et «L'Esclave rebelle» de Michel-Ange (1475-1564) et «L’Âge d’airain», premier grand bronze d'Auguste Rodin (1840-1917). Une confrontation audacieuse entre filiations et ruptures.

«Michel-Ange Rodin. Corps vivants», du 17 avril au 20 juillet 2026, Musée du Louvre, Paris (1er).

«Calder. Rêver en équilibre»

© 2026 Calder Foundation, New York / ADAGP, Paris. Photo courtesy of Calder Foundation, New York / Art Resource, New York/Photograph by Tom Powel Imaging

Tout semble en apesanteur à la Fondation Louis Vuitton. L’Américain Alexander Calder (1898-1976), maître des mobiles, y est célébré à l’occasion du centenaire de son arrivée en France et des cinquante ans de sa disparition. Avec «Calder. Rêver en équilibre», l'institution présente une rétrospective d'envergure qui se déploie telle une chorégraphie aérienne. Sculptures abstraites faites de bois et de fil de fer, peintures, dessins, bijoux... Près de 300 œuvres retracent un demi-siècle de création. En filigrane, ses affinités avec Piet Mondrian et Pablo Picasso éclairent encore davantage son œuvre.

«Calder. Rêver en équilibre», du 15 avril au 16 août 2026, Fondation Louis Vuitton, Paris (16e).

«Video Games & Music»

©Joachim Bertrand

La partie commence à la Philharmonie de Paris. Du minimaliste Pong, premier jeu d’arcade de l’histoire, aux orchestrations épiques de Final Fantasy et d'Assassin's Creed, l’exposition «Video Games & Music» retrace un demi-siècle d’innovation musicale, depuis les premières notes composées dans les laboratoires de recherches des années 1960. Pensé comme une véritable expérience sensorielle teintée de nostalgie, le parcours est ponctué d’une vingtaine d’installations interactives, pour jouer, écouter et expérimenter. Chaque dispositif entend montrer au public comment la musique vidéoludique transcende sa fonction première pour devenir un art à part entière. Gameurs et mélomanes ont jusqu'au 1er janvier 2027 pour venir appuyer sur «play».  

«Video Games & Music», jusqu'au 1er novembre 2026, Philharmonie de Paris (Paris 19e). 

«Renoir et l’amour»

© Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

En 2026, le chef-d’œuvre «Bal du moulin de la Galette» (1876) fête ses 150 ans. Pour marquer cet anniversaire, le musée d’Orsay consacre une rétrospective d'envergure à Auguste Renoir (1841-1919), maître de l'impressionnisme, peintre du bonheur et témoin privilégié de la vie parisienne de la fin du XIXe siècle. Près d’une cinquantaine de toiles, rarement présentées ensemble et toutes réalisées au cours des vingt premières années de sa carrière (1865-1885), y sont rassemblées. On pourra y voir «La Grenouillère», «Les Parapluies» ou encore «Le Déjeuner des canotiers», exceptionnellement prêté par la Phillips Collection de Washington. Ce corpus, où les regards se croisent, et parfois se cherchent, permet de (re)découvrir l’œuvre de Renoir à travers le prisme de l’amour et des relations entre hommes et femmes, celles qui se tissent sur une barque, dans les guinguettes ou au cœur des jardins. 

«Renoir et l’amour», du 17 mars au 19 juillet 2026, Musée d’Orsay (Paris 7e). 

«martin parr-Global Warning»

©Martin Parr / Magnum

Un style reconnaissable entre mille. Décédé le 6 décembre 2025 à l’âge de 73 ans, le photographe iconoclaste britannique Martin Parr est célébré au Jeu de Paume. Quelque 180 œuvres retracent plus d’un demi-siècle de création, depuis ses débuts en noir et blanc jusqu’à ses séries les plus récentes aux couleurs saturées. Intitulée «Global Warning», l’exposition met en perspective ses thèmes de prédilections : le tourisme de masse, le consumérisme, l’usage effréné des transports, les dégâts environnementaux, mais aussi le luxe et la malbouffe. Avec une ironie mordante, celui qui a hissé le kitsch au rang d’art n’a cessé de braquer son objectif sur les scènes ordinaires, aux quatre coins du globe, pour en révéler les excès, les déséquilibres, les contradictions et parfois la tendre absurdité.

«Martin Parr-Global Warning», du 30 janvier au 24 mai 2026, Jeu de Paume (Paris 8e). 

«Splendeurs du baroque»

Les Noces de Cana, Nicolás Correa (1693) ©Courtesy of The Hispanic Society of America, New York

Situé à quelques pas des Champs-Élysées, le Musée Jacquemart-André, quant à lui, met à l'honneur l’art baroque hispanique. Ce rendez-vous offrira au public l’occasion d’admirer de près une quarantaine d’œuvres issues de la prestigieuse Hispanic Society of America (New York), réunies pour la première fois en France. Cet accrochage fera dialoguer des grands maîtres du Siècle d’or espagnol, période de rayonnement culturel majeur de la monarchie catholique en Europe, qui s’étend du début du XVIe siècle à la fin du XVIIe siècle. Marquée par une profonde spiritualité et son intensité expressive, cette époque sera incarnée par des toiles emblématiques, notamment celles de Diego Velázquez, dont «Portrait de fillette», de Doménikos Theotókopoulos, dit Greco, ou encore du Sévillan Francisco de Zurbarán, surnommé «le peintre des moines». 

«Splendeurs du baroque», du 26 mars au 2 août 2026, Musée Jacquemart-André (Paris 8e). 

«Dis quand reviendras-tu ? Barbara et son public»

©BNF, Photo Elysée, Lausanne, Fonds Marcel Imsand

Près de trente ans après sa disparition, la voix envoûtante de Barbara (1930-1997) et la profondeur de ses textes continuent de résonner avec une force intacte. Un héritage que la Bibliothèque nationale de France (BnF), située à Paris, choisit de célébrer à travers l’exposition «Dis quand reviendras-tu ? Barbara et son public», accessible gratuitement entre le 27 janvier et le 5 avril 2026. S’appuyant sur le fonds confié en 2023 à l’institution par l’association Barbara Perlimpinpin, elle réunit une centaine de documents issus de son domicile. Affiches, photographies, partitions imprimées, lettres d’admirateurs, coupures de presse… Autant d’archives qui permettent de retracer la carrière de l’interprète de L’Aigle noir et de mieux comprendre ses méthodes de travail singulières. Au-delà du processus de création, ce parcours intimiste s’attache à explorer son rapport au corps, à la scène, son engagement dans la lutte contre le sida, mais aussi, et surtout, le lien fusionnel qui unissait Barbara à son public, sa «plus belle histoire d’amour», scellée à jamais dans un titre devenu emblématique.

«Dis quand reviendras-tu ? Barbara et son public», jusqu'au 5 avril 2026, Bibliothèque nationale de France (BnF), (Paris 13e).

«Marilyn Monroe : 100 ans !»

©DR/Cinémathèque française

Une icône éternelle. À l’occasion du centenaire de la naissance de Marilyn Monroe, la Cinémathèque française, à Paris, consacre une grande exposition à l'actrice mythique de l'âge d'or d'Hollywood, disparue prématurément en 1962, à l'âge de 36 ans. Intitulée «Marilyn Monroe : 100 ans !», elle se tiendra du 8 avril au 26 juillet 2026 et propose de redécouvrir l’artiste exigeante derrière le mythe. Costumes originaux, photographies, extraits de films et documents rares retracent la trajectoire fulgurante de la star, devenue dans les années 1950, et en à peine une décennie de carrière, l’un des visages les plus emblématiques du star-system. Mais l’exposition s’attache surtout à déplacer le regard. Longtemps réduite à son statut de sex-symbol ou à ses clichés iconiques, Marilyn Monroe, née Norma Jeane Mortenson, est ici présentée comme une véritable comédienne, attentive à la composition de ses rôles et la précision de son jeu. Celle à qui l’on doit la célèbre réplique «Je peux faire preuve d’intelligence quand c’est important, mais la plupart des hommes n’aiment pas ça» dans «Les hommes préfèrent les blondes» (1953), se révèle ici dans toute l’étendue de son talent, loin des clichés qui ont trop souvent résumé sa vie. 

«Marilyn Monroe : 100 ans !», du 8 avril au 26 juillet 2026, La Cinémathèque française (Paris 12e). 

«Renaissance»

©Culturespaces / C. de la Motte Rouge

Les sculptures de Michel-Ange, les inventions visionnaires de Léonard de Vinci et les fresques magistrales de Raphaël s’apprêtent à investir les murs XXL de l’Atelier des Lumières. Dès le 13 mars, le centre d’art numérique parisien célèbre à 360 degrés ces trois géants de la Renaissance italienne. Enrichie de nouveaux effets atmosphériques - brouillard, fumée, lasers - cette expérience donne à voir les moindres détails de leurs chefs-d'œuvre grâce à des scans HD et à des modélisations 3D d’une précision remarquable. Le tout se déploie au rythme de la musique électronique du groupe Troublemakers, pour une traversée artistique résolument multisensorielle. 

«Renaissance», jusqu'au 28 juin 2026, Atelier des Lumières (Paris 11e).

«Le Chantier invisible»

©David Koskas, FJSP/Bai Long/Marianne Rosenstiehl

Des films comme «La Guerre du feu», «Le Nom de la rose», «Sept Ans au Tibet» et plus récemment «Notre-Dame brûle» ont fait de Jean-Jacques Arnaud un cinéaste reconnu dans le monde entier. Son œuvre foisonnante a traversé les pays, portée par une exigence esthétique singulière. Derrière chacune de ses œuvres se cache en effet une préparation millimétrée et un goût constant du défi, technique ou animalier. Ces coulisses se dévoilent au public à travers l’exposition «Le Chantier invisible», présentée à Paris à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé du 20 mars au 31 octobre 2026. Une immersion dans l’univers d’un réalisateur qui a tourné avec des ours, des tigres et des loups, et qui n’a jamais cessé de repousser les limites du possible.

«Le Chantier invisible», jusqu'au 31 octobre 2026, Fondation Jérôme Seydoux-Pathé (Paris 13e).

«K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène»

©Musée de l’Université nationale de Séoul/Dopamine, CreativeSUMM, Mikang Kang/ Haksan Publishing Co.,Ltd/Éditions Albin Michel pour l’édition française, département bande dessinée, 2024

Phénomène planétaire réunissant l’ensemble des produits et rituels de beauté venus de Corée du Sud, la K-Beauty est plus qu’une simple tendance cosmétique. Elle incarne une philosophie du soin à part entière, fondée sur un subtil équilibre entre naturel et sophistication, et patiemment façonnée au fil des siècles. Une histoire faite de transmissions, d’influences et de réinventions que le musée Guime entreprend de raconter depuis la fin du XVIIIe siècle, jusqu’à la vague K-Pop. Visible jusqu'au 6 juillet, l'exposition nous plonge d’abord au cœur de la dynastie Joseon, imprégnée de néo-confucianisme, où s’imposent des canons raffinés : peau pâle, silhouettes fluides, coiffures impeccables - le corps comme reflet de l’âme et de la vertu.

Les œuvres de Shin Yun-bok en fixent notamment les contours, inscrivant ces idéaux dans l’imaginaire collectif. Peintures, photographies, objets et publicités retracent ensuite les métamorphoses du XXe siècle, puis les années 2000, où la Hallyu, la vague culturelle sud-coréenne, propulse la K-Beauty sur la scène internationale, consacrant une esthétique hybride, entre héritage ancestral et innovation. Un parcours qui séduira autant les adeptes de skincare que les amateurs de récits culturels.

«K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d'un phénomène», jusqu’au 6 juillet, Musée Guimet (Paris 16e). 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités