Humoriste, auteur, metteur en scène, producteur et désormais réalisateur. Jérémy Ferrari dévoile ce mercredi «Les K d'or», son premier long-métrage dans lequel il tient aussi le rôle-titre.
Un boulimique de travail avec des rêves plein les yeux. Depuis plus de quinze ans, Jérémy Ferrari trace sa route, suivi par des fans toujours de plus en plus nombreux. Après ses spectacles «Hallelujah Bordel !» qui se moquait des religions, «Vends 2 pièces à Beyrouth» qui abordait le terrorisme, et «Anesthésie générale» pendant lequel il revenait sur ses addictions, dont l’alcool, et sa tentative de suicide, l’humoriste également producteur relève un nouveau défi : celui d’endosser la casquette de réalisateur.
Avec la comédie «Les K d’or», attendue au cinéma ce mercredi 11 mars, le quadra à l’origine des «Duos impossibles» et qui forme un trio hilarant avec Arnaud Tsamere et Baptiste Lecaplain, dévoile une histoire rocambolesque à mourir de rire. A savoir les aventures de Noé, persuadé d’être le fils caché de l’ancien dictateur libyen Kadhafi, et qui souhaite mettre la main sur le trésor de son prétendu paternel dispersé dans le Sahel. Pour traverser la frontière, il décide de se lancer dans le «Marathon des sables» en compagnie de Zoulika qui vient de sortir d’un centre de réinsertion civique et de Ryan, un coureur malvoyant. Sans oublier Bobby, un chien à trois pattes.
«Une comédie sur l'humain»
Un scénario qui ne ressemble à aucun autre, un ton particulier, des vannes qui fusent à tout va, et un casting savoureux emmené par Jérémy Ferrari en personne, ainsi que Laura Felpin dont le personnage s’inspire de son propre répertoire, et Eric Judor. «Un mec que j’adore, sur scène comme au cinéma, un grand nom de l’humour», précise le cinéaste dans les notes de production, qui a en partie réécrit ce rôle après la mort brutale de son ami et complice Guillaume Bats, qui devait participer initialement au projet.
Si le nom de Saïd Belktibia, réalisateur notamment de «Roqya» dans lequel Jérémy Ferrari figurait comme acteur, a été évoqué en premier pour tourner «Les K d’or», l’humoriste a finalement repris les rênes de ce long-métrage. Et ce coup d’essai a été transformé avec talent et ravira le public. «J’ai eu peur vu que je ne connaissais pas du tout ce métier, mais en même temps, j’avais toutes les images en tête, je savais exactement où aller. Je me suis très vite senti à l’aise dans l’exercice. En plus, j’ai eu la chance de travailler avec une équipe formidable et d’obtenir exactement les décors, les lieux et les acteurs que je voulais», précise Jérémy Ferrari.
Et celui-ci d'ajouter : « Je voulais faire une comédie sur l’humain. «Les K d’or», c’est l’histoire de trois paumés embarqués dans la même aventure, qui n’ont rien à voir les uns avec les autres et devraient se détester, mais qui finissent par s’aimer parce qu’ils ont pour point commun d’être très seuls. Et au contact les uns des autres, ils prennent de l’épaisseur et de la complexité. (...) Je veux recommencer, c’est sûr».