Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Voici les 12 gagnants d'un célèbre concours dédié à la photographie animalière britannique

Plus de 12.000 images soumises par des photographes amateurs et professionnels étaient en lice cette année. [© Mark PARKER/BPWA 2026]

Les lauréats de l'édition 2026 des British Wildlife Photography Awards ont été dévoilés. Une photo en noir et blanc d'un crapaud nageant dans un étang où se reflètent les arbres d'une forêt, a remporté le premier prix de ce prestigieux concours photographique consacré à la faune sauvage du Royaume-Uni.

Le jury des British Wildlife Photography Awards (BPWA) 2026 a annoncé le 10 mars, les gagnants dans les 14 catégories photos du concours, dont 3 réservées aux jeunes photographes à travers différents groupes d'âge. Plus de 12.000 images prises en Grande-Bretagne ou dans les îles britanniques ont été soumises au concours cette année, par des photographes professionnels ou amateurs, qu'ils soient britanniques ou non.

Le grand prix, à savoir le titre prestigieux de Photographe britannique de la faune sauvage de l'année (British Wildlife Photographer of the Year), a été attribué à Paul Hobson pour sa remarquable photo en noir et blanc d'un crapaud prise depuis le fond d'un étang, en Angleterre. Celle-ci a d'ailleurs remporté le premier prix dans la catégorie noir et blanc. Quant au prix du Jeune Photographe britannique de la faune sauvage de l'année (Young British Wildlife Photographer of the Year), celui-ci a été décerné à Ben Lucas, photographe qui vient de fêter ses 18 ans, pour un délicat cliché d'un bébé cygne tuberculé endormi sur le dos de son frère, au bord d'un lac situé au nord-est de Londres.

«Les lauréats de cette année célèbrent la beauté, la diversité et la spécificité de la faune britannique de manière vraiment exceptionnelle», a déclaré Will Nicholls, directeur des BWPA. «Des espèces familières à des moments rarement observés, le concours met en valeur le talent et la passion des photographes derrière l'objectif. Ensemble, ils offrent une célébration joyeuse de la nature au Royaume-Uni, tout en nous rappelant pourquoi ces lieux et ces espèces méritent tant notre attention et notre protection», a-t-il ajouté.

Créés en 2009 et dirigés depuis 2022 par le caméraman et photographe Will Nicholls, les British Wildlife Photography Awards (BPWA) récompensent, chaque année, le meilleur de la photographie animalière britannique, mettant en lumière la magnifique biodiversité du Royaume-Uni grâce au travail de photographes professionnels de renommée internationale et d'amateurs passionnés.

grand prix et lauréat catégorie : noir et blanc

«A Toad Swims Across Its Woodland Pond» © Paul HOBSON/BWPA 2026

«Près de chez moi, à Sheffield, au nord de l'Angleterre, j'ai la chance d'avoir un étang dont l'eau est relativement claire, surtout à la fin de l'hiver et au début du printemps, avant que les algues ne commencent à pousser. Les crapauds utilisent ce plan d'eau pour se reproduire et j'ai décidé d'essayer de réaliser une image en contre-plongée depuis le fond de l'étang. Pour ce faire, j'ai construit une boîte en verre pour abriter mon appareil photo et le garder au sec. J'ai dû la lester pour m'assurer qu'elle coulerait puis j'ai fixé sur les côtés de cette boîte de vieux pieds de trépied pour la maintenir à niveau. Calculant la profondeur à laquelle se trouverait la boîte, j'ai réglé la mise au point de manière à pouvoir photographier un crapaud s'il venait à nager à la surface. J'ai déclenché l'appareil photo à l'aide d'un long câble adapté. J'ai dû attendre assez longtemps avant qu'un batracien ne vienne nager à la surface, car la plupart d'entre eux nageaient généralement en dessous et se reposaient sur la vitre de ma boîte», a relaté le Britannique Paul Hobson, photographe naturaliste chevronné, à propos de sa prise de vue couronnée par le jury des BPWA. 

jeune photographe britannique de la faune sauvage de l'année  et lauréat catégorie : jeune photographe (15-17 ans)

«Feathery Pillow» © Ben LUCAS/BPWA 2026

«Ce fut un moment adorable à voir. Toute une famille de cygnes tuberculés a nagé vers moi alors que j'étais tranquillement assis au bord d'un magnifique lac, à Hornchurch, dans la banlieue de Londres. Ils se sont tous allongés pour se reposer juste à côté de moi. Les cinq cygneaux nouvellement éclos se sont blottis les uns contre les autres en une boule grise duveteuse et j'ai pris cette photo alors que l'un d'eux posait sa petite tête sur le dos de son frère ou de sa sœur. La nature peut souvent être si cruelle, mais des moments tendres comme celui-ci me réchauffent le cœur !», a déclaré Ben Lucas, photographe britannique désormais âgé de 18 ans, originaire de South Ockendon, dans l'Essex, région située à l'est de Londres.

lauréat - catégorie : comportement animal

«Nemesis» © Mark PARKER/BPWA 2026

«Comme cet épervier d'Europe ne s'était jamais posé au sol lors de ses précédentes visites dans ce parc de Royston, en Angleterre, et que je ne savais pas combien de temps il allait rester, je voulais simplement prendre une photo pour immortaliser l'événement avant de me concentrer sur mes réglages. L'histoire que cette image raconte, selon moi, transparaît clairement dans le contact visuel entre les deux sujets et dans la prise qu'ils ont l'un sur l'autre. Cependant, le regard et la prise du jeune étourneau sont motivés par la peur, tandis que ceux de son ennemi juré traduisent une domination et un soulagement d'avoir enfin attrapé un repas dont il avait grand besoin», a indiqué le photographe Mark Parker.

lauréat - catégorie : côte et mer

«Glowing Bright» © James LYNOTT/BPWA 2026

«Une galathée multicolore capturée en fluorescence lors d'une plongée nocturne à Loch Fyne, près d'Inveraray, en Écosse, en novembre 2024», a déclaré James Lynott, photographe sous-marin installé en Écosse. Passionné par la biofluorescence chez les organismes marins, il utilise fréquemment des lumières bleues ainsi que des filtres stroboscopiques pour capturer la fluorescence d'une grande variété d'espèces marines.

lauréat - catégorie : portraits d'animaux

«Standing Tall» © Alastair MARSH/BPWA 2026

«Cela fait maintenant 10 ans que je me rends dans la péninsule d'Ardnamurchan, en Écosse, et je ne cesse d'y revenir. J'y vais chaque année dans l'espoir d'apercevoir des martres des pins. L'été 2024 a été l'un de mes meilleurs séjours dans le nord, avec de nombreuses observations, attirées par la petite quantité de cacahuètes que je laissais chaque soir. De temps à autre, ce jeune mâle se levait pour mieux voir au-dessus de la bruyère devant lui», a confié Alastair Marsh, photographe naturaliste installé dans le nord du Yorkshire, situé au nord de l'Angleterre.

lauréat - catégorie : la grande-bretagne botanique

«Slime Moulds and a Water Droplet» © Barry WEBB/BPWA 2026

«Ces myxomycètes de l'espèce Lamproderma scintillans, d'une hauteur de 1 mm, ont été trouvés sur un minuscule fragment de bois parmi un tas de copeaux de bois très humides, dans le Buckinghamshire, au nord-ouest de Londres, dans le sud-est de l'Angleterre. Lorsque la goutte d'eau s'est évaporée sur les deux pieds situés à droite, ceux-ci ont séché et ont retrouvé leur couleur bleue d'origine. On pense que la surface irisée de ces fructifications pourrait agir comme un produit déperlant afin de protéger les spores contenues dans le sporocarpe. Au total, 87 clichés ont été pris en utilisant la technique du focus bracketing, puis celle du focus stacking pour les empiler afin de créer l'image finale», a détaillé Barry Webb, macrophotographe spécialisé dans les myxomycètes, organismes étranges qui ne peuvent pas être rattachés ni aux animaux, ni aux plantes ni même comme champignons, mais font partie de la famille des amibes.

lauréat - catégorie : habitat

«Dipper Dream» © Marc HUMPHREY/BPWA 2026

«Les cincles plongeurs sont des créatures d'habitude, et après avoir passé plusieurs jours à observer ces passereaux captivants, j'ai pu découvrir bon nombre de leurs rochers préférés dans une rivière située dans les Derbyshire Dales, en Angleterre. Je voulais capturer quelque chose de différent, en immortalisant la magnifique forêt et les eaux vives dans lesquelles ces oiseaux se sentent si bien. Pour cette photo, j'ai utilisé un objectif grand angle et, afin de limiter les perturbations, je me suis avancé dans l'eau, j'ai cadré ma photo à l'aide d'un trépied, j'ai fait la mise au point manuellement sur le rocher et j'ai utilisé un déclencheur à distance tout en restant assis sur la berge. Pour capturer l'effet pictural de l'eau, j'ai utilisé une vitesse d'obturation de 1/15 s», a indiqué le Britannique Marc Humphrey, photographe animalier installé à Bristol.

lauréat - catégorie : jeune photographe (11 ans et moins)

«Cutting Edge» © Jamie SMART/BPWA 2026

«J'adore les abeilles et j'ai passé beaucoup de temps cette année à les étudier et à découvrir ce que je pouvais faire pour aider les abeilles sauvages de notre jardin à prospérer. J'ai conçu et fabriqué un "hôtel à abeilles" en argile et je l'ai vu s'épanouir. Un jour, en passant devant, j'ai aperçu cette abeille coupeuse de feuilles qui sortait la tête d'un des trous dans l'argile et j'ai pensé que cela ferait une jolie photo. Je suis donc retournée en courant à l'intérieur pour prendre mon appareil photo, en espérant qu'elle serait toujours là à mon retour. Heureusement, elle y était toujours ! À l'aide de mon équipement macro, j'ai réussi à capturer cette image d'elle me regardant depuis l'intérieur du trou. Il était assez difficile de faire pénétrer la lumière dans celui-ci, car elle s'était enfoncée un peu plus à l'intérieur lorsque je suis revenue et je ne voulais pas trop la déranger en m'approchant trop près. J'ai donc recadré l'image et ajusté les tons clairs et les ombres lors de la phase d'édition pour créer cette image», a raconté Jamie Smart, photographe britannique âgée de 10 ans, connue sous le pseudonyme Eagle Eyed Girl. Elle s'est lancée dans la photo à l'âge de 6 ans, et depuis son travail photographique a été récompensé à plusieurs reprises dans des concours internationaux.

lauréat - catégorie : faune urbaine

«Asleep at the Wheel» © Simon WITHYMAN/BPWA 2026

«Après avoir découvert une famille de renards roux vivant dans une zone industrielle située dans le Gloucestershire, dans le sud-ouest de l'Angleterre, j'ai d'abord utilisé ma voiture comme cachette pour les observer. Au fil des semaines, je me suis progressivement présenté, ainsi que mon équipement photographique, laissant le temps à cette jeune mère de s'habituer à ma présence et de comprendre que je ne représentais aucune menace. Je la voyais souvent se reposer dans des endroits insolites, mais surtout sur le siège rembourré d'un vieux véhicule utilitaire. C'était clairement un endroit beaucoup plus confortable pour dormir que son environnement dur et bétonné», a expliqué Simon Withyman. Ce photographe animalier britannique est une nouvelle fois récompensé par les BPWA puisqu'il a gagné l'année dernière le concours général grâce à une photo d'un renard prise dans une rue de Bristol.

lauréat - catégorie : forêts sauvages

«Beams of Brightness» © Mark RICHARDSON/BPWA 2026

«Cette photo a été prise à l'aube d'un matin glacial d'hiver dans Bushy Park, second plus grand parc royal de Londres, située dans le sud-ouest de la capitale anglaise, juste au moment où les rayons du soleil perçaient à travers la canopée de la forêt. À l'aide d'un téléobjectif, j'ai fait un cadrage assez serré de la scène afin de faire ressortir l'impression d'énergie et de dramaturgie qui émergeait de la lumière, et de mettre en valeur le halo doré créé autour de l'arbre au centre de l'image», a indiqué le photographe Mark Richardson.

lauréat - catégorie : jeune photographe (12-14 ans)

«Acrobatic Hobby» © Jack CROCKFORD/BPWA 2026

«Il s'agit d'un faucon hobereau, un petit rapace remarquablement agile. Il combine sa vitesse et son agilité pour acquérir une caractéristique unique : attraper des insectes en plein vol. La taille de ses proies n'a aucune importance, car celles-ci peuvent aller de la plus petite mouche aux petits oiseaux. Tout d'abord, il verrouille sa cible. Ensuite, il tend ses serres acérées et attrape sa proie. À ce moment-là, une éphémère a eu la malchance de devenir son repas», a déclaré le Britannique Jack Crockford, photographe animalier âgé de 15 ans qui vit dans le Surrey, dans le sud-est de l'Angleterre.

lauréat - catégorie : la grande-bretagne cachée

«New Life» © Julian TERRENOS MARTIN/BPWA 2026

«En 2020, beaucoup d'entre nous à travers le monde se sont retrouvés confinés chez eux en raison des différentes mesures prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Mon père et moi avons décidé de construire un miroir d'eau dans notre jardin, afin de pouvoir continuer à photographier la faune qui vivait autour de notre maison, principalement des oiseaux et des hérissons la nuit. Quatre ans plus tard, la pièce d'eau reste inutilisée et délaissée, du moins par nous. Cependant, au fil du temps, il semble que diverses grenouilles aient pris goût à notre bassin, à tel point qu'elles y ont pondu leurs œufs. À l'aide d'un objectif macro grand angle, j'ai pu plonger partiellement l'objectif dans le bassin et photographier ce qui se passait sous l'eau. 

Les lumières à l'extrémité de la sonde ont éclairé la scène, me permettant de capturer une image macro en gros plan d'un seul œuf encore attaché aux autres. Voir les détails de l'embryon en développement a été un moment extraordinaire et unique pour moi, à la fois en tant que photographe et en tant que biologiste. Cette expérience nous rappelle également que, si on lui en donne la chance, la nature peut rebondir. Même dans nos propres jardins, nous pouvons trouver des moments incroyables de vie sauvage», a commenté Julian Terrenos Martin, photographe naturaliste, installé dans le village de Messingham, dans le Lincolnshire, en Angleterre.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités