Porté par Jennifer Lawrence et Robert Pattinson, deux grandes figures du cinéma hollywoodien, «Die my love» sort ce mercredi au cinéma, après avoir été en lice pour la Palme d'or l'an dernier.
On l’avait laissé, il y a quelques semaines, en passe de se marier avec Zendaya dans «The Drama» avant que son histoire d’amour ne vacille à quelques jours des noces. On le retrouve, ce mercredi 29 avril, en couple cette fois-ci avec Jennifer Lawrence dans «Die my love». Et on ne peut pas dire qu’il nage dans le bonheur.
Dans ce drame signé Lynne Ramsay, coproduit par Martin Scorsese et présenté en compétition au 78e édition du Festival de Cannes, le Britannique Robert Pattinson incarne Jackson, un musicien totalement épris de Grace, une romancière en mal d’inspiration, avec laquelle il fuit New York et emménage dans une maison perdue dans le Montana et sa nature immense.
Les deux amants fougueux et passionnés deviennent parents. Mais le conte de fées rêvé vire au cauchemar. Surtout pour Grace qui se sent isolée, délaissée par son compagnon fuyant, et incapable de reprendre pied dans un monde qui l’oppresse, l’agace, la submerge. Dans ce tourbillon, évoluent la belle-maman et le voisin, source de tous les fantasmes.
Une folie excessive... et épuisante
Ce serait réducteur de présenter ce long-métrage comme la simple histoire d’une mère en plein baby blues. La réalisatrice de «We need to talk about Kevin» et «A beautiful day» filme là une femme sans fard, sujette à des troubles psychiatriques qui remonteraient à plusieurs années. Une folie qui se matérialise par des moments de mélancolie et de violence. Et face à laquelle Jackson reste impuissant et désarmé.
Si le sujet de cette adaptation du roman argentin «Crève, mon amour» d'Ariana Harwicz se veut intéressant, le rendu, lui, est discutable. La performance habitée, quasi animale, de Jennifer Lawrence - alors enceinte de son deuxième enfant lors du tournage - ne suffit pas à faire oublier un récit qui tourne en rond et finit par épuiser. En cause, des scènes répétitives, brutales, excessives, bruyantes. Comme l’héroïne, on aimerait sortir du cadre et échapper à cette forêt en feu qui hante le film.