Steven Spielberg a révélé s’être vu refuser à plusieurs reprises de réaliser un James Bond par le producteur historique de la franchise, sans jamais savoir pourquoi.
Persona non grata ? En pleine tournée promotionnelle pour «Disclosure Day», en salle depuis hier, Steven Spielberg a fait une étonnante révélation. Le cinéaste multirécompensé a confié à l’occasion d’une interview accordée au podcast «The Rest Is Entertainment», n’avoir jamais eu l’autorisation de diriger un James Bond. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé.
Fan de la franchise depuis ses débuts et la sortie de «James Bond contre Dr No» en 1962, le réalisateur a expliqué avoir essuyé plusieurs refus de la part du producteur historique Albert «Cubby» Broccoli et ce dès 1976, après la sortie des «Dents de la mer» et son immense succès au box office.
«J'avais toujours rêvé de réaliser un James Bond depuis que j'avais vu "Dr. No"» a expliqué le réalisateur. «Alors, après la sortie des "Dents de la mer" (1972), j'ai appelé Cubby et je me suis proposé. Je lui ai dit : "Si vous avez besoin d'un réalisateur, je serai ravi de m'en charger. Et il a refusé», a fait savoir le cinéaste à qui l’on doit notamment «E.T», «Jurassic Park», le premier volet de la saga Indiana Jones, «Les Aventuriers de l'arche perdue», mais aussi «Il faut sauver le soldat Ryan» ou encore «La Liste de Schindler».
Aucune raison avancée
Mais la mésaventure ne s’est pas arrêtée là, a partagé Steven Spielberg, qui a essuyé un second refus. Alors qu’à la fin des années 1970, Albert «Cubby» Broccoli a contacté directement Steven Spielberg afin d’utiliser la mélodie de son long métrage «Rencontres du troisième type» pour les besoins de «Moonraker», onzième opus de la saga James Bond, Steven Spielberg a expliqué avoir à nouveau tenté sa chance. Il a alors proposé «un marché» au producteur : l’autoriser «à utiliser les cinq notes», s’il le laissait «réaliser un James Bond». Bis repetita, Albert «Cubby» Broccoli refuse. Fair play, Steven Spielberg s’est remémoré avoir toutefois autorisé l’usage de sa mélodie dans la franchise, malgré les refus systématiques à ses demandes.
Une opposition que le producteur n’a jamais justifiée. «Il n’a jamais expliqué pourquoi il ne m’intégrait pas à la famille Bond», a ainsi relaté Steven Spielberg, qui aujourd’hui serait prêt à prendre sa revanche.
«Si on me demandait aujourd’hui de réaliser un James Bond, je répondrais : "Vous n’avez pas les moyens de me payer"», a noté le réalisateur de 79 ans.
Passé sous la bannière d’Amazon, après le rachat des droits de la franchise à Barbara Broccoli et Michael G Wilson, héritiers du producteur historique, le 26e opus attendu pour 2028, a lui été confié au réalisateur Denis Villeneuve (Dune) sur un scénario de Steven Knight (Peaky Blinders). Pour l’heure, le nom du successeur de Daniel Craig dans le rôle du célèbre agent 007 n’est toujours pas connu.