Les 5 films cultes de Sergio Leone

En 40 ans de carrière, Sergio Leone a laissé derrière lui une œuvre filmique immense. [©Capture d'écran ]

C’était le maître du western spaghetti. Alors que la Cinémathèque française rend hommage, jusqu'au 27 janvier, à l’œuvre magistrale du réalisateur italien à travers son exposition «Il était une fois Sergio Leone», voici les cinq films cultes du cinéaste, décédé en 1989.

Il était une fois dans l’ouest

«Il joue de l’harmonica, mais il joue aussi de la gâchette». Il y a des scènes que l’on n’oubliera jamais. La roue d'une éolienne qui grince, une mouche qui s'acharne sur un visage mal rasé, une goutte d'eau qui tombe régulièrement sur un chapeau, cette séquence d’ouverture, longue de dix minutes, pose le décor de ce qui deviendra l'un des chef-d'œuvres incontestables du maitre.

En pleine révolution industrielle, le chemin de fer se développe dans le Grand Ouest. Sur un quai de gare désert, trois hommes armés vêtus de cache-poussière attendent un voyageur, un énigmatique joueur d’harmonica, à la recherche de Frank, un dangereux tueur à gages qui a autrefois fait pendre son frère sous ses yeux.

Sublimé par les partitions de Ennio Morricone, ce film mythique l’est aussi par ses gros plans pétrifiants, et son casting irréprochable avec Charles Bronson, Claudia Cardinale et Henry Fonda.

Le Bon, la Brute et le Truand

«Le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses». Pendant la guerre de Sécession, loin des combats, Blondin (Clint Eastwood, «le Bon») s'associe à Tuco, (Eli Wallach, «le Truand») pour s'enrichir grâce à une combine : livrer le bandit à la justice contre la prime promise, avant de le sauver, à chaque fois de la pendaison.

Bientôt, les deux hommes partent à la recherche d'un trésor, caché dans un cimetière. Mais un certain Sentenza, (Lee Van Cleef, «la Brute») entend bien s'emparer de cet argent.

Parmi toutes les scènes mythiques de ce chef-d’œuvre, on retiendra le duel final. Revolvers à la main, les trois héros s'affrontent, encore une fois sur l'inoubliable musique d'Ennio Morricone, dans le cimetière Sad Hill.

Il était une fois la révolution

«J'ai cru en beaucoup de choses, maintenant je crois en la dynamite». Dans un Mexique à feu et à sang, en 1913, un pilleur de diligences, Juan Miranda (Rod Steiger), et un Irlandais, ancien membre de l'IRA spécialiste en explosifs, John Mallory (James Coburn), font connaissance.

Alors que Juan a toujours rêvé de dévaliser la banque centrale de Mesa Verde, il voit en John le complice idéal. Mais tous deux se trouvent, malgré eux, plongés en plein cœur de la tourmente de la révolution mexicaine, et deviennent les héros d'une guerre qui n'est pas la leur.

Deuxième volet de sa trilogie «Il était une fois» et surement l’un de ses films les plus sombres, ce western livre une magnifique fresque sur la révolution mexicaine, avec toute sa violence, sa cruauté et ses désillusions.

Et pour quelques dollars de plus

«Quand la musique s'arrêtera, ramasse ton fusil et essaie d'me tuer. Essaie...». Le Manchot (Clint Eastwood), et le Colonel Douglas Mortimer (Lee Van Cleef), deux chasseurs de primes concurrents, décident, après une confrontation tendue, de faire finalement équipe pour arrêter les bandits.

Les deux hommes pistent la bande de l’Indien (Gian Maria Volonte), mais leurs motivations vont apparaître divergentes : l’argent pour l’un et la vengeance pour l’autre.

Immense succès de Sergio Leone (plus de 4 millions d’entrées en France), ce film est le deuxième volet de la trilogie dite du «dollar», commencée avec «Pour une poignée de dollars».

Il était une fois l’Amérique

«Qu'est-ce que tu as fait pendant toutes ces années ? Je me suis levé tôt». Dernier opus du réalisateur, ce film raconte, sur une période de quarante ans (des années 1920 aux années 1960), les dramatiques aventures de Noodles (Robert De Niro) et de son ami Max (James Woods), et leur passage progressif du ghetto juif au milieu du gangstérisme durant la Prohibition aux États-Unis.

Réalisé d'après le roman de Harry Grey, The Hood (A main armée), «Il était une fois en Amérique» est un voyage dans le temps, rythmé par l'amour, la vengeance et la trahison. Une succession de scènes marquantes qui tiennent le spectateur en haleine durant pas moins de quatre heures.

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