Forest Whitaker incarne Desmond Tutu dans «Forgiven»

Dans «Forgiven», nouveau long-métrage de Roland Joffé qui sort ce mercredi, Forest Whitaker donne la réplique à Eric Bana. Un face-à-face intense entre deux hommes que tout oppose, sur fond d'Apartheid.

Adapté de la pièce de théâtre «L’Archevêque et l’Antéchrist» de Michael Ashton, «Forgiven» raconte l’histoire de l’archevêque Desmond Tutu alors qu’il est nommé président de la commission Vérité et Réconciliation (CVR) par le gouvernement de Nelson Mandela en 1994. Sa mission : rédiger un rapport détaillé et objectif des crimes commis pendant cette période sombre de l’histoire de l’Afrique du Sud.

Dans le cadre de ses audiences, Desmond Tutu incarné par Forest Whitaker, doit rencontrer Piet Blomfeld, un personnage fictif joué par Eric Bana. Ce meurtrier condamné à perpétuité joue au jeu du chat et de la souris avec l’archevêque et lui propose ses aveux en échange de sa rédemption.

Une performance incroyable de Forest Whitaker

«Jouer le rôle de Desmond Tutu était une source de crainte pour moi à certains égards. J’ai une grande admiration pour ce qu’il a fait dans sa vie, pour les causes qu’il a défendues et ce qu’il représente encore aujourd’hui. Je pensais que c’était une excellente occasion de parler de pardon, de guérison», explique Forest Whitaker qui livre une incroyable performance, douze ans après avoir remporté un Oscar pour son rôle dans «Le Dernier roi d’Ecosse».

Pour camper cette grande figure de la lutte contre l’Apartheid, l’acteur afro-américain qui est aussi envoyé spécial de l’Unesco pour la paix et la réconciliation depuis 2014 et président-fondateur de l’ONG Whitaker Peace and Development Initiative, a rencontré Desmond Tutu à plusieurs reprises et visionné des dizaines de vidéos. Métamorphosé physiquement, Forest Whitaker a également travaillé sa voix avec un coach pour tenter de coller au plus près à la réalité.

Ce drame signé par le réalisateur de «La déchirure», «Mission» ou «La Cité de la joie» a été tourné entièrement au Cap, et notamment dans la prison de Pollsmoor où Nelson Mandela a séjourné entre 1982 et 1988. «Forgiven» invite donc les spectateurs à s'interroger en ce début d'année 2019 sur la notion de pardon, ainsi que sur la tolérance ou le racisme qui sévit toujours dans ce pays et dans de nombreuses régions du monde.

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