François Gabart : "je réalise un rêve de gamin"

François Gabart sur son Imoca Macif dans la baie de Saint-Malo, avant le départ de la Route du Rhum. /AFP[/AFP]

Après être entré dans l’histoire le 23 janvier 2013, en devenant à 29 ans le plus jeune vainqueur du Vendée Globe lors de sa première participation, François Gabart s’est lancé dimanche dans un nouveau défi : la Route du Rhum. Actuellement en tête de sa catégorie, le navigateur nous a confié avant le départ qu’il disputait sa dernière course sur Imoca, avant de se lancer en 2015 à la barre d’un maxi-multicoque.

 

Que représente cette course pour vous ?

C’est un rêve de gamin. Le tout premier souvenir que j’ai, c’est l’arrivée de Florence Arthaud en 1990. J’avais sept ans et je voyais ce petit bout de femme arriver en Guadeloupe alors que moi j’en revenais de vacances. Forcément, ça a dû jouer sur mes envies.

 

Quel est votre objectif ?

Faire une belle course. J’espère pouvoir tout donner, m’engager à fond et surtout je ne veux rien regretter. Je veux être fier de ma progression. Je ne me fixe pas d’objectif au niveau du temps non plus (le record est de 7 jours 17 heures et 19 minutes). J’aimerais bien arriver avant le deuxième (rires), ce serait top. Mais je ne me focalise pas sur les concurrents.

 

Quelles sont les conditions de vie sur votre bateau ?

Mes journées sont rythmées entre la gestion de la navigation (voile, mât, gps), les micro-siestes (15-20 minutes) et la nourriture. Il faut être attentif car la course est rapide.

 

Avez-vous emmené un objet fétiche ?

Aucun ! En plus, j’évite d’être superstitieux car justement, ça porte malheur.

 

Y a-t-il une différence avec le Vendée Globe ?

La course est beaucoup plus rapide que sur le Vendée Globe, forcément, elle dure moins de temps.

 

Cette Route du Rhum sera votre dernière course sur Imoca ?

Oui, nous achevons une olympiade avec Macif sur Imoca. Nous allons nous lancer l’an prochain dans un nouveau projet avec un maxi multicoque qui sera deux fois plus rapide. Il nous permettra, je l’espère, de viser de nouvelles victoires et de nouveaux records. Ce bateau n’a pas d’équivalent aujourd’hui. Et avec, on se prépare à faire un tour autour du monde en solitaire à l’hiver 2017–2018. 

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles