L’influenceuse Poupette Kenza, de son vrai nom Kenza Benchrif, a reconnu ce dimanche 18 mai son implication dans une affaire d’extorsion de fonds. Elle dit «regretter» ses agissements.
Elle sort du silence. Quelques mois après sa remise en liberté et son placement sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une affaire d’extorsion, l’influenceuse Kenza Benchrif, alias Poupette Kenza, a reconnu sa participation dans les faits qui lui sont reprochés.
Dans une interview accordée au Parisien ce dimanche 18 mai, l’influenceuse a admis avoir «mal agi» et dit «regretter» son comportement. «J’ai mal agi, je le regrette. J’ai engagé un homme de main et j’ai voulu me faire justice moi-même», a déclaré Poupette Kenza. «Mon avocat m’a expliqué qu’en droit, l’extorsion c’est soustraire de l’argent par la menace ou l’intimidation, alors oui, in fine, c’est de l’extorsion», a-t-elle ajouté.
L’affaire a vu le jour en février 2024. À l’époque, un couple avait été menacé physiquement «sous condition de remise d’une somme de 200.000», comme l’avait expliqué le procureur de la République de Rouen au cours du mois de juillet. Ce couple avait également «fait l’objet de diverses surveillances (physiques, implantation de mini caméra aux abords de leur domicile et balise GPS sur leur véhicule», avait ajouté le magistrat Frédéric Teillet.
«Au procès, je ne renierai pas ma culpabilité»
Et ce n’est que ce dimanche 18 mai que l’influenceuse est passée aux aveux. «Une personne m'a recommandé cet homme de main (contacté par l'influenceuse pour l'extorsion, NDLR) en me le présentant comme un agent de sécurité, habitué à officier comme médiateur de confiance pour des personnalités célèbres», a raconté Poupette Kenza.
«On m’a dit qu’il était costaud, physiquement impressionnant. Je voulais qu’avec sa prestance, il mette un coup de pression» sur la connaissance avec laquelle Kenza Benchrif avait un différend, a admis l’influenceuse assurant qu’«au procès, je ne renierai pas ma culpabilité».
Poupette Kenza et son compagnon Allan sont, tous deux, mis en examen pour tentative d’extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs dans cette affaire instruite à Rouen.
Comptant 1,1 million d'abonnés sur son réseau Instagram, Kenza Benchrif a confirmé à travers cette même interview la remise en liberté de son compagnon. Le couple vit désormais aux environs d’Angers.