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Une septuagénaire, soupçonnée d'être une pyromane multirécidiviste, arrêtée dans le Tarn-et-Garonne

Plusieurs briquets et des allume-feux ont été découverts dans le véhicule personnel et au domicile de la suspecte. [DENIS CHARLET / AFP]

Les gendarmes ont arrêté samedi dernier à Castelmayran, dans le Tarn-et-Garonne, une femme de 76 ans soupçonnée d'avoir déclenché de nombreux incendies sur le territoire de sa commune depuis 2022.

Un profil surprenant. Samedi 23 août, une femme âgée de 76 ans résidant à Castelmayran, petite commune du Tarn-et-Garonne d'environ 1.200 habitants située au nord de Toulouse, a été interpellée par les gendarmes, suspectée d'être une pyromane multirécidiviste.

Les enquêteurs, qui cherchaient dans un premier temps le ou la responsable de quatre départs de feu et d'une tentative cet été, ont découvert lors d'une perquisition des briquets dans son véhicule, ainsi que des allume-feux à son domicile, correspondant au mode opératoire adopté pour ces incendies.

Des actes motivés par la frustration à l'égard d'autres habitants

«Le départ de feu était initié par le jet d'un ou plusieurs allume-feux sur des talus jouxtant des champs de surfaces sèches et rases», a décrit le procureur de Montauban, Bruno Sauvage, dans un communiqué publié lundi soir.

Après son arrestation, elle a reconnu être à l'origine de quatre de ces départs de feu et a expliqué «avoir agi de la sorte, notamment par frustration à l'égard de personnes de la localité», a-t-il ajouté.

L'enquête a par ailleurs permis d'identifier neuf autres incendies déclenchés à Castelmayran à l'été 2022 avec le même mode opératoire, et la suspecte a reconnu être à l'origine de huit d'entre eux. Elle a été placée en détention provisoire et doit être jugée ce mardi en audience de comparution immédiate pour faits de destructions du bien d'autrui par moyen dangereux pour les personnes.

Selon l'article 322-7 du Code pénal, elle encourt 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende pour avoir détruit, dégradé ou détérioré un bien appartenant à autrui par l'effet «d'un incendie». Cette peine peut être portée à 15 ans de réclusion criminelle si ses actes ont touché «une forêt, un bois ou un maquis».

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