Placé en garde à vue le 8 septembre dernier, un mineur de 16 ans, soupçonné d’avoir fomenté un projet d’attaques jihadistes en France, a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, a appris CNEWS de source judiciaire ce vendredi. Il s’agit de la 2e mise en examen dans ce dossier.
Des faits d'une extrême gravité, alors que la menace terroriste plane toujours. Ce vendredi 12 septembre, CNEWS a appris de source judiciaire qu’un mineur de 16 ans, suspecté d’être impliqué dans des projets d’actions violentes de nature jihadiste en France, a été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteinte aux personnes».
Il a été placé sous contrôle judiciaire «avec notamment l’obligation de respecter un placement dans une structure dédiée», selon notre source, et ce conformément aux réquisitions du parquet national antiterroriste (PNAT).
Cet individu était interpellé le 8 septembre, avec un autre mineur. Tous les deux étaient soupçonnés d’être impliqués en compagnie d’un 3e mineur de 17 ans, interpellé le 1er septembre et mis en examen le 5 septembre dans ce même dossier, «dans les projets d’actions violentes envisagés», avait d’ailleurs appris CNEWS auprès du PNAT le 10 septembre.
La garde à vue du second mineur, interpellé le 8 septembre, a été levée, «sans suite à ce stade», nous dit la source judiciaire, affirmant que les investigations se poursuivent toujours dans le cadre de l’information judiciaire ouverte le 5 septembre.
Plusieurs cibles auraient été définies, dont des ambassades à Paris et le Parlement européen
Quant au mineur de 17 ans, ce dernier avait été interpellé dans la Sarthe le 1er septembre dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte le 21 août du chef de «participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes d’atteintes aux personnes confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI)», avait fait savoir le PNAT à CNEWS. Il a ensuite été mis en examen et placé en détention provisoire.
Selon une source proche du dossier à CNEWS, ce mineur était acquis aux thèses de Daesh. Il aurait préparé une action violente sur le territoire au nom de cette organisation terroriste. D’après cette même source, le mis en examen aurait visé différentes cibles dans l’Hexagone, dont des ambassades à Paris, le Parlement européen, des commissariats de police, des boites de nuit ou encore des établissements scolaires.
Enfin, le mineur était à la recherche d’armes et de potentiels complices «à associer à ses projets», toujours selon la source proche du dossier.