A compter de ce jeudi 11 décembre, et jusqu’à lundi 15 décembre prochain, la Cour d’assises de Paris doit se pencher sur le cas de Lucie C., 38 ans. Cette revenante des bastions terroristes de Daesh encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle et 450.000 euros d’amendes.
Un dossier de la plus haute importance. Actuellement en détention, Lucie C. a été renvoyée devant la justice. Cette revenante des bastions terroristes de Daesh doit en effet comparaître dès ce jeudi, et jusqu’au lundi 15 décembre prochain, au Palais de Justice de Paris devant une Cour d’assises spécialement composée.
Cette femme de 38 ans est suspectée d’être acquises aux thèses jihadistes et d’avoir mûri son projet de «hijra» (un exil religieux). Elle est donc jugée pour des faits qualifiés de «participation à une association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d’un ou plusieurs crimes d’atteintes aux personnes».
La jeune femme avait rejoint les bastions des jihadistes courant 2013 et jusqu’au 25 février 2019. Durant presque six ans, elle s’est maintenue au sein de Daesh. Elle est soupçonnée d’avoir bénéficié «du soutien logistique, immobilier et financier de cette organisation», d’avoir détenu «des armes et un gilet explosifs».
Lucie C. est également accusée d’avoir participé à la diffusion de la propagation des jihadistes et d’avoir tenté de convaincre des ressortissants français de rejoindre ce projet «avec cette circonstance que le groupement ou l’entente avait pour objet la préparation de crimes d’atteintes aux personnes».
De plus, la trentenaire va également être jugée pour le délit qualifié de «soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant».
Concrètement, cette mère de deux enfants, Ilyes, 16 ans, et Neïla, 12 ans, est accusée de les avoir emmenés dans une zone de guerre et de les avoir fait vivre «sur un territoire contrôlé par une organisation terroriste se livrant à l’endoctrinement des enfants».
Pour les faits qui lui sont reprochés, Lucie C. encourt une peine de 30 ans de réclusion criminelle et 450.000 euros d'amendes.