Dix personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Mehdi Kessaci, a indiqué le parquet national anticriminalité organisée ce lundi 23 mars.
Du nouveau dans l'affaire Mehdi Kessaci. Dix personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de cette enquête pour meurtre, a indiqué le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) ce lundi 23 mars.
Ces personnes ont été arrêtées dans la région marseillaise ainsi que dans l'Hérault, a précisé le Pnaco. Mehdi Kessaci a été tué le 13 novembre 2025 dans la cité phocéenne, de plusieurs balles et en plein après-midi, a rappelé l'AFP.
Un des suspects jugé à Aix-en-Provence dans une autre affaire
Sa mort avait provoqué une onde de choc en France et le gouvernement avait promis de mener une bataille sans merci face au narcobanditisme. Son frère, Amine Kessaci, militant antinarcotrafic, a été élu dimanche sur la liste de gauche hors LFI du maire sortant Benoît Payan à Marseille.
Ce coup de filet arrive le jour de l’ouverture d’un procès sous très haute sécurité à Aix-en-Provence, où sont notamment jugés deux chefs présumés de la DZ Mafia pour un double-assassinat en 2019, avant la naissance de ce groupe criminel.
Dans le box des accusés figurent notamment Amine Oualane qui est, selon une source proche du dossier, une des pistes étudiées dans l'assassinat de Mehdi Kessaci.
Surnommé Mamine, il est également soupçonné d’être le tueur du demi-frère d’Amine et Mehdi Kessaci, Brahim Chabane, assassiné lors d’un triple homicide fin 2020 considéré par les autorités comme un début de «mexicanisation» des violences liées au trafic de drogue.