Le parquet général d’Aix-en-Provence a annoncé, ce mardi, avoir interjeté appel des condamnations ainsi que de l’acquittement prononcés dans le procès de plusieurs membres de la DZ Mafia, jugés pour un double assassinat en 2019.
Un deuxième procès DZ Mafia en perspective. Ce mardi 21 avril, le procureur général d’Aix-en-Provence, Franck Rastoul, a confirmé à l’AFP avoir interjeté appel principal «à l’égard de tous les accusés» présents au procès de la DZ Mafia, dont deux chefs présumés de l’organisation criminelle, «afin que la cour d'assises d'appel dispose d’une entière appréciation et latitude quant à la graduation des responsabilités et des peines».
Le 14 avril dernier, la cour d’assises spéciale des Bouches-du-Rhône avait en effet condamné plusieurs membres de la DZ Mafia, jugés pendant trois semaines pour un double assassinat en 2019 sur fond de trafic de stupéfiants.
Parmi ces condamnés, on retrouve Gabriel Ory, soupçonné d’être l’une des figures de l’organisation criminelle. Il avait écopé de 25 ans de réclusion pour avoir aidé à la préparation des crimes. Des peines similaires avaient également été prononcées à l’encontre de Karim Harrat et Walid Bara, accusés d’être les commanditaires des meurtres, et contre Zaineddine Ahamada, le tireur.
À l’issue de ce procès, les condamnations étaient largement inférieures aux réquisitions du ministère public qui avait notamment réclamé la réclusion à perpétuité contre trois des accusés.
La DZ Mafia, un nom qui a beaucoup émergé ces dernières années
A titre d’exemple, Amine Oualane, autre chef présumé de la DZ Mafia, avait été, lui, acquitté. Pourtant, le ministère public avait requis à son encontre la peine de 18 ans de réclusion.
Pour rappel, les assassinats jugés remontent au 30 août 2019 alors que le groupe criminel DZ Mafia n'était pas encore formé. Les corps de deux hommes exécutés par balles avaient été découverts par une femme de ménage dans un hôtel F1 proche de Marseille.
L'un d'eux était Farid Tir, 29 ans, sorti de prison un an plus tôt. Son identité avalise l'hypothèse du règlement de comptes sur fond de rivalités dans le trafic de drogue. La seconde victime, son ami Mohamed Benjaghlouli, qui partageait sa chambre, apparaît comme une victime collatérale.
Ces dernières années, le nom de la DZ Mafia a beaucoup émergé, notamment après un bain de sang survenu dans la cité portuaire en 2023, lié notamment à une guerre avec un clan rival.